Le show dont Maroon 5 ne voulait pas qu'on vous parle

Aucun média n'a été autorisé à entrer de manière... (Collaboration spéciale, Nicolas Houle)

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Aucun média n'a été autorisé à entrer de manière officielle au spectacle de Maroon 5, lundi soir. Notre journaliste a pu se faufiler dans la foule afin de vous livrer notre critique du concert. Pour ce qui est de photos de qualité professionnelle, faudra repasser, par contre...

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(Québec) CRITIQUE / Maroon 5 aurait préféré qu'on ne vous parle pas de son premier passage à Québec. La formation américaine n'a en effet laissé entrer aucun média de manière officielle lors de son passage au Centre Vidéotron, lundi.

Pas de journalistes, pas de photographes, pas de vidéastes. S'il était impossible d'apporter notre portable pour écrire, on a quand même pu se faufiler dans la foule afin de vous livrer notre critique du concert. Pour ce qui est de photos de qualité professionnelle, faudra repasser, par contre...

Pourquoi ce singulier contrôle que les plus grands, de Madonna à Roger Waters, de Metallica aux Rolling Stones n'imposent pas? Mystère. Peut-être parce que la bande d'Adam Levine reprenait le collier après une pause de près de deux mois et craignait des faux pas... Peut-être le sextuor croyait-il qu'on lui tiendrait rigueur qu'à l'origine, il devait se produire en ville le 24 septembre - comme Levine et sa femme attendaient leur premier enfant, une série de dates avaient été déplacées.

Machine bien huilée

Cela dit, l'excuse du groupe mal préparé ne collait pas. Les Californiens sont arrivés avec une machine bien huilée. Mieux, comme leur plus récent album, V, remonte à 2014, c'est un véritable «best of» qu'ils ont proposé, avec l'ajout du récent simple, Cold, lancé il y a quelques jours, et de Don't Wanna Know, paru cet automne. 

Quand on décide d'amorcer un spectacle avec une chanson comme Moves Like Jagger, c'est qu'on a amplement de grands succès en poche... Bien que Maroon 5 ait démarré avec cette bombe, on avait l'impression que Levine manquait quelque peu d'énergie, comme s'il n'était pas encore dans le bain. L'ancien coach de The Voice -il était d'ailleurs occupé à twitter à propos de l'émission peu avant le concert- a mis peut-être deux ou trois pièces avant d'être pleinement dans le coup. Un brin flegmatique, il a pris le temps d'enlever sa veste, puis sa chemise à carreaux, suscitant chaque fois l'approbation des filles. Cela dit, aucun reproche à lui faire au plan technique : il n'a peut-être pas énormément de coffre, or son chant est juste et il est toujours à l'aise de prendre sa voix de fausset pour naviguer dans les aigues.

Avec pareille collection de hits et un Centre Vidéotron qui était rempli jusque dans les zones obstruées, la sauce n'a pas été longue à prendre. Et à mi-parcours, avec Animals, annoncée avec des hurlements de chien, Maps ou encore Lucky Strike, où tout le monde tapait des mains, le party était solidement installé.

Jusqu'alors peu bavard, préférant enchaîner les pièces une à une, Levine a flatté la foule dans le sens du poil en lui disant comment la ville était belle «à couper le souffle», quoique pour lui, Californien, très froide... 

Ses compères, hormis le guitariste soliste James Valentine, étaient plutôt discrets. Levine s'est donc entièrement chargé de l'animation : il est allé continuellement à la rencontre des fans, d'un côté comme de l'autre de la scène, dont le plancher était transparent. Il a aussi régulièrement emprunté le catwalk disposé au coeur du parterre, marquant des points chaque fois. Les Payphone, avec une intro a cappella et Daylight sont venus clore officiellement le concert de belle manière.

Maroon 5 est revenu en douce, pour le rappel. Au bout du catwalk se trouvait une extension en forme de V. Une portion de la troupe s'y est réunie avec une version acoustique de She Will Be Loved, puis la bande a fini avec Sugar et une reprise du Let's Go Crazy, de Prince.

Levin a indiqué que Maroon 5 n'avait aucune idée qu'il se retrouverait devant une foule aussi imposante, si loin de chez eux et il a promis de revenir - sans préciser si ce serait avec un peu moins de contrôle...

Discutables premières parties 

En déplaçant son concert de septembre à février, Maroon 5 a aussi forcé un changement de première partie. La Suédoise Tove Lo, qui est en pleine ascension, a ainsi cédé sa place à Tinashe et à R. City. On n'a pas gagné au change. Tinashe, débarquée avec une équipe de 4 danseuses et un batteur, a une bonne voix et du talent, certes, or sa performance aurait gagné à être resserrée et à se trouver un peu d'unité. On s'y est passablement ennuyé, se surprenant à regarder l'heure... Quant à R. City, bien que les frères Theron et Timothy Thomas, soient derrière plusieurs hits de grosses pointures de la pop- ce qu'ils n'ont pas manqué de souligner avec leur DJ- on ne peut pas dire que leur perfo, où ils ajoutaient trop souvent des «hey» et des «ho» énergiques sur des bandes enregistrées était particulièrement transcendante.




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