Opération charme réussie pour Jonathan Cohen

Le chef Jonathan Cohen alternait entre le clavier... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le chef Jonathan Cohen alternait entre le clavier du clavecin et celui de l'orgue, variant les sonorités au sein d'une même pièce.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Si le concert de jeudi est à l'image des saisons que nous proposera Jonathan Cohen avec les Violons du Roy, celles-ci s'annoncent vives, imagées et pleines de fantaisie.

Le nouveau chef a été chaleureusement accueilli par les spectateurs dès son entrée en scène. Entre les pièces, les salves d'applaudissements étaient plus longues qu'à l'accoutumée, le sourire de Cohen s'élargissait et les Violons, fait rare, nous ont même offert un rappel : Chaconne en sol mineur, de Purcell.

Le chef alternait entre le clavier du clavecin et celui de l'orgue positif, variant les sonorités au sein d'une même pièce. Il dirigeait de quelques élégants mouvements de mains, mais surtout par des mimiques et des regards. Ça donnait envie d'aller passer un concert près de l'orgue pour pouvoir observer comment Cohen se laisse complètement habiter par la musique.

Le Britannique a pris le micro après la première pièce pour saluer le public, en français. «C'est un programme très descriptif. J'aime bien quand la musique raconte une histoire», a-t-il souligné avant d'introduire Die Relinge (Les Grenouilles) de Telemann et d'annoncer La Battalia (La bataille) de Biber. 

Les deux pièces étaient effectivement très narratives. Il y avait quelque chose de surréaliste à voir les Violons imiter à merveille, dans un crescendo de plus en plus développé et mélodique, les sons d'un étang de grenouilles sautillantes.

Pour ce qui est de la bataille, si on trouve souvent des marches militaires et les rythmes saccadés pour évoquer les guerres dans les pièces jouées au concert, on assiste plus rarement à une «horde dissolue de mousquetaires», dont le jeu d'épée est évoqué par un cortège de violons (volontairement) dissonants. La manoeuvre exécutée gaiement a suscité plusieurs rires dans la salle, mais, malgré ses allures légères, le passage a été exécuté le plus sérieusement et rigoureusement du monde.

Malgré les élégants entrelacs du Concerto grosso en fa majeur de Corelli et les enchaînements rapides et enchanteurs de la suite instrumentale de The Fairy Queen de Purcell, on doit avouer que c'est le concerto pour Vivaldi qui nous a le plus marquée. Quel splendide moment de musique! La vive expressivité de la premier violon Pascale Giguère et la fougue sérieuse de la violoniste Véronique Vychytil étaient belles à voir et à entendre. Les échanges précis, les silences bien appuyés, la longue plainte du violon supportée par les notes saccadées de l'orchestre et le dialogue sensible avec le violoncelliste Benoît Loiselle... tout contribuait à faire naître la joie au centre des cages thoraciques.

Le concert était présenté jeudi à 14h et à 20h (nous avons assisté à la représentation en soirée) au Palais Montcalm.




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