The Tea Party: 20 ans de Transmission

Stuart Chatwood, Jeff Martin et Jeff Burrows, de... (Fournie par District 7 Production)

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Stuart Chatwood, Jeff Martin et Jeff Burrows, de The Tea Party. «Ce qu'il y a de beau à propos de ce band, c'est qu'on vit tous éloignés les uns des autres, mais quand on se réunit, c'est un événement: Jeff est en Australie, Stuart est en Colombie-Britannique et je suis encore dans notre ville natale [Windsor, Ontario]», raconte Jeff Burrows.

Fournie par District 7 Production

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(Québec) Il y a 20 ans, The Tea Party lançait l'album Transmission, une parution rock rehaussée de world et d'éléments électroniques qui allait devenir un des jalons de sa carrière. Question de célébrer cet anniversaire, le trio canadien s'arrête à l'Impérial, le 28 février, pour un concert où toutes les chansons de cet enregistrement seront défendues, parmi des titres plus récents et de  vieux succès.

Joint à son domicile de Windsor, en Ontario, le batteur Jeff Burrows est d'excellente humeur. Il jase avec la même générosité de la période où The Tea Party avait établi ses quartiers généraux au Québec que du défi de créer du nouveau matériel avec Jeff Martin (voix, guitares), désormais établi en Australie, et Stuart Chatwood (basse, claviers), qui a pris racine en Colombie-Britannique. Il ne s'est pas défilé non plus lorsqu'il a été question de nostalgie ou des années de séparation du groupe...

Q Quand vous avez lancé The Ocean At The End, en 2014, Jeff Martin disait ne pas vouloir être nostalgique. Mais depuis, vous avez lancé une nouvelle édition de The Edges of Twilight, vous avez fait une tournée anniversaire de cet album et en voilà une pour les 20 ans de Transmission.... Vous vous êtes ravisés? 

R Pour être honnête, c'est moi qui ai suggéré les tournées-anniversaire, de manière un peu égoïste. Je ne comprends pas pourquoi des gens évitent de faire ça. Il y a plein d'artistes que j'apprécie dont j'aimerais entendre les chansons de certains albums du début à la fin, peu importe l'ordre, et à mes yeux, il y a tellement de bonnes compositions sur ces albums qu'on n'a pas eu la chance de jouer en spectacle. Je crois aussi qu'il y a plein de gens qui veulent les entendre, pour qui ç'a été la bande sonore de leurs années à l'école, de quand ils ont rencontré leur femme ou leur mari, alors pourquoi ne pas nous amuser avec ça?

Q L'idée est donc à la fois de vous contenter et de contenter les fans?

R Qu'importe si on fait une tournée avec un album qui date de 20 ans, on reste pertinents et actuels, car à la fin de l'année, on sortira du nouveau matériel... Bien des artistes visuels ont des «tournées» qui sont vieilles de centaines d'années. Évidemment que ces expositions continuent de tourner... Les orchestres symphoniques jouent de la musique qui a été écrite il y a des siècles, et pourquoi elles ne le feraient pas? [...] Je n'aime pas l'argument des gens qui disent qu'on fait ça pour se remplir les poches. Vraiment? On est loin de s'enrichir. On est au Canada. On n'est pas Led Zeppelin, on ne fait pas des millions. On part en tournée et si on fait un peu de sous, que Dieu me pardonne d'avoir nourri ma famille!

Q Qu'avez-vous redécouvert en vous replongeant dans Transmission?

R J'avais oublié à quel point cet album est heavy! Il y a des pièces comme Alarum, que je trouve vraiment cool. C'était un peu étrange au départ, parce que j'avais oublié comment je faisais la ligne rythmique que j'avais écrite! Et puis, il y a des trucs plus costauds comme Army Ants. On a toujours joué Temptation en concert et régulièrement interprété Psychopomp, alors ça, c'est moins nouveau, mais c'est assez saisissant quand vous vous remettez à jouer des pistes que vous n'avez pas jouées depuis 20 ans.

Q Parlez-moi de la genèse de Transmission, qui s'est fait à Montréal...

R Cet album est vraiment spécial, car à ce point dans notre jeune carrière, nous avions en poche deux albums publiés par de grandes étiquettes : Splendor Solis et The Edges of Twilight et on avait amplement fait de concerts pour les deux. On avait un peu plus de temps dans le processus d'enregistrement étant donné que ces albums avaient bien fonctionné. [...] On ne sentait pas énormément de pression et on était très confiants après ce deuxième album. Jeff vivait à Montréal, Stuart venait tout juste de s'y installer, alors d'être au Québec pour cet album, ç'avait donné le ton, car beaucoup avait été fait durant l'hiver. C'était froid, sombre et c'est venu teinter de belle façon les pistes. Montréal à cette époque et le Québec au grand complet pour nous étaient une véritable explosion des sens. 

Q Voilà maintenant six ans que vous vous êtes réunis après le hiatus de 2006-2011. Bien que vous êtes tous des amis d'enfance, la séparation avait été acrimonieuse, semble-t-il. Comment s'est passé le processus de réconciliation?

R Au départ, c'était un peu différent... Tout le monde était parti de son côté, Jeff faisait de la musique de son côté, je jouais dans mon groupe Crash Karma et j'étais DJ, Stuart faisait de la musique de jeux vidéo. Je crois que tout le monde était heureux, mais qu'au fond, il manquait quelque chose. Je ne pense pas que personne pouvait dire qu'il ne s'ennuyait pas d'un des autres. On s'aime toujours comme des frères et le temps guérit bien des choses. Le truc avec les groupes - et tous les groupes le disent - c'est que c'est une relation, c'est un mariage, alors on avait besoin d'une pause pour voir plus clair. Les gens savent que notre premier album indépendant est paru en 1991, mais ils ignorent qu'on a été dans des groupes depuis la sixième année, alors qu'on avait 10 ans! Ce n'est pas une chose simple d'être des amis, d'être dans un groupe, d'être partenaires financiers... Je crois que la presse a rendu ça plus gros que ce ne l'était. Après environ un an à écrire de nouveau, parler, jouer et tout ça, les choses étaient de nouveau sur les rails.

Q Vous avez fait l'album The Ocean At The End en 2014 et vous en mijotez un nouveau. Comment la création aujourd'hui se compare-t-elle à ce que vous faisiez dans les années 90? 

R On s'est retrouvé avec de nouveaux défis au plan géographique, avec Jeff qui vit en Australie et Stuart en Colombie-Britannique. [...] Après notre tournée canadienne, Jeff restera avec nous quelque temps. Quand on a terminé notre autre tournée en novembre 2015, Stuart et moi sommes demeurés en Australie. On y est retournés en février 2016 pour enregistrer des pistes et maintenant, ce n'est plus que question de temps pour achever le nouvel album, car Jeff réalise son propre matériel. Quand on est ensemble, dans les répétitions, on travaille et dans les temps libres, on va en studio et on enregistre les morceaux. On a appris qu'on n'avait pas à tout réaliser d'un coup et on s'intéresse davantage à la qualité du contenu qu'au contenu en soi. On s'attend à une sortie à la fin 2017 ou dans le pire des cas début 2018. [...] Il y a plusieurs éléments de blues sur cet album, sans que ce soit du blues traditionnel. C'est plus près de notre tout premier album indépendant. Il y a aussi de très belles portions mélodiques et aussi des segments plus musclés. J'en suis très content...

Vous voulez y aller?

  • Qui: The Tea Party avec The Road Heavy
  • Quand: 28 février, 20h
  • Où: Impérial
  • Billets: 41$ à 47$
  • Info: imperialbell.com




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