Dans le rétroviseur de Simple Plan

Le guitariste Jeff Stinco et le batteur Chuck... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le guitariste Jeff Stinco et le batteur Chuck Comeau de Simple Plan.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Il y a un an, presque jour pour jour, Simple Plan lançait Taking One For The Team, son cinquième album. Et il y a 15 ans, le groupe débarquait sur la planète pop punk avec No Pads, No Helmets... Just Balls, son tout premier. Le batteur Chuck Comeau et le guitariste Jeff Stinco étaient de passage à Québec, mardi, pour jaser du passé et du présent, ainsi que du concert que le quintette mijote pour le 13 mars.

C'est au Centre Vidéotron que nous avions rendez-vous avec les deux musiciens. En entrant dans les lieux, les gars ont tout de suite jeté un oeil à la patinoire, où s'entraînaient les Remparts, pour ensuite s'enquérir de la qualité sonore. Car si Simple Plan a ses entrées à Québec et s'est produit autant sur les plaines d'Abraham qu'au Colisée, la bande en sera à son premier spectacle dans le nouvel aréna...

Q L'album Taking One For The Team est encore récent, mais 2017 marque les 15 ans de votre tout premier, No Pads, No Helmets... Just Balls. Est-ce que vous allez souligner ça?

Chuck: Le show que l'on fait à Québec, Montréal, Toronto et London, c'est le prolongement de la tournée de l'an passé, pour le nouvel album. On était supposés venir en novembre, mais Pierre [Bouvier, le chanteur] a eu des problèmes de voix et il a fallu les reporter. C'est un show qui va mettre de l'avant le nouveau disque, mais qui est aussi un best of de tous nos albums, de notre carrière. Le reste de la tournée, aux États-Unis, c'est pour le 15e anniversaire de No Pads, No Helmets... Just Balls. On sait que les gens ici veulent l'avoir, on va s'en occuper... 

Q Vous comptez donc revenir à Québec pour ce concert-anniversaire?

Chuck: Je pense que oui, les fans nous en parlent déjà. C'est quelque chose qu'on veut faire partout dans le monde. On a choisi de célébrer durant toute l'année. Pour les bands, le plus grand défi, c'est de durer, d'avoir encore des fans et tout ça. D'avoir été en mesure de faire ça et d'être là après 15 ans, c'est quelque chose de spécial. On voit ça comme une sorte de fête, de célébration. [...] On va viser la fin de l'année.

Q Vous ferez quand même des compositions des débuts comme I'm Just A Kid ou Perfect. Qu'est-ce que ces pièces signifient pour vous maintenant?

Jeff: Il y a des chansons qui ont vraiment voyagé avec le temps et qui font partie de l'expérience Simple Plan en spectacle : Perfect, I'm Just A Kid, I'd Do Anything. Ce sont des chansons qu'on joue tous les soirs. Il y a eu des moments où, ces chansons, on n'était plus capables de les entendre. Moi, I'm Just A Kid, j'ai eu une écoeurantite durant plusieurs années. Mais récemment, depuis un ou deux ans, je vois le sourire des gens quand on la joue... Il faut que tu la prennes avec un peu de légèreté, cette chanson-là, il faut que tu la prennes pour ce qu'elle est. J'ai recommencé à l'apprécier et même à m'amuser en la jouant. Il y a des chansons qui passent moins bien à une certaine période de ta vie et ensuite, ça prend une autre signification. Ç'a été vraiment cool, revisiter [No Pads, No Helmets... Just Balls]. C'est comme si tu retournais à la base pour mieux avancer. Il y a quelque chose de très positif à ça. Ça nous permet de nous rappeler c'est quoi, nos racines, et je crois que ça va certainement avoir une influence sur le prochain album. 

Q Il y a donc eu un tiraillement entre se faire plaisir à soi-même et plaire aux fans...

Chuck: Contrairement à Jeff, je n'ai jamais été écoeuré de jouer des chansons. Je me suis toujours un peu battu contre Jeff ou les autres qui voulaient arrêter de jouer des chansons. Je leur disais : «De quoi tu parles? Les gens l'aiment!» On ne va pas se le cacher, on n'a jamais été un band qui a été adoré ou encensé par la critique. On a toujours été un band «du peuple», que les fans aimaient. Le but était de faire quelque chose qui allait marquer leur vie, qui allait devenir important dans leur adolescence ou peu importe. Ces chansons-là ont eu cet effet-là. Même s'il peut y avoir des moments où ça te tente moins de la jouer, cette pièce-là, la réaction qu'on avait des gens, pour moi, a toujours valu la peine. 

Q Vous continuez de tourner à la radio, notamment avec la version francophone de I Dont Wanna Go To Bed. Vous êtes à l'aise avec cette formule bilingue?

Chuck: On a eu un beau succès avec Jet Lag, avec Marie-Mai. Ça a commencé avec ça. On ne l'avait jamais fait avant et on s'est longtemps demandé si on voulait faire ça et si on se pèterait la gueule en faisant ça. C'était important de ne pas le faire au début de notre carrière, parce qu'on voulait établir notre identité. On est fiers d'être francophones, je pense qu'on s'exprime bien en français et on n'a pas honte de qui on est, mais en même temps, on voulait avoir une carrière dans le reste du monde. Après avoir été en mesure d'établir ça, après quatre albums, on s'est dit : "Peut-être que c'est le temps de faire quelque chose de différent et d'arriver avec ce concept-là." Ça nous a donné le goût de le refaire, de continuer. Mais ce n'est pas la chose la plus facile pour nous. C'est un défi. [...] Ce que je trouve plate, c'est que c'est devenu obligatoire pour tous les bands, les radios l'imposent un peu et je ne trouve pas que c'est quelque chose qu'on devrait tous être obligés de faire pour passer à la radio.

Q Chuck, tu vis désormais à moitié à Los Angeles, aux États-Unis, à moitié au Québec, avec ta conjointe et ton jeune garçon d'un an et demi. Est-ce que le climat politique te fait songer à revenir au Québec à temps plein?

Chuck: On ne peut pas dire que dans des villes comme New York, L.A. ou Chicago, on sent cette vague-là. C'est quand même très progressiste. Il y a même eu 3-4 millions de plus de votes pour Clinton que pour Trump, alors c'est très progressiste, très libéral au niveau des causes sociales et tout. Mais c'est sûr que c'est un moment particulier dans l'histoire de ce pays-là et c'est sûr que j'ai maintenant un petit bébé, alors pour l'avenir, tu te poses des questions. Est-ce qu'on veut qu'il grandisse là? Pour moi, c'est important qu'il garde ses racines francophones. Je suis en contact tous les jours avec ses grands-parents, ma femme lui parle anglais, moi je lui parle juste français. Si on reste là plus longtemps, on va l'envoyer dans une école française. Ma femme est 100 % d'accord avec ça. Elle est d'origine cubaine, elle lui parle aussi en espagnol, alors on essaie de lui donner le plus d'atouts possible...

Des spectacles sans David Desrosiers

Sans mauvais jeu de mots, la fin de 2016 n'a pas été simple pour Simple Plan. Non seulement Pierre Bouvier a eu des ennuis avec sa voix, ce qui a contraint le groupe à reporter des concerts, mais David Desrosiers s'est absenté à la toute fin de la tournée, si bien que le band a joué «en infériorité numérique», comme dit Chuck Comeau, quoique avec la complicité de leur photographe, qui est aussi musicien. Le bassiste sera cependant de retour dès que le groupe reprendra le collier, le 10 mars, à New York. Chuck raconte : «Ç'a été une année assez pénible en termes de voyagement, de fatigue. C'est quand même assez intense, en Amérique du Sud... Donc, David a dit : "Écoutez, les boys, c'est trop; c'est une grosse année, j'ai besoin d'être à la maison et de me reposer." Ça fait 15 ans qu'on est ensemble, qu'on est des partners; quand un des gars te dit : "J'ai besoin d'une petite pause", c'est sûr qu'on va comprendre ça et qu'on va lui donner la chance de reprendre son souffle. J'étais avec lui il y a deux-trois jours à L.A., en vacances, et il a hâte de faire des shows, il est 100 % prêt, il se sent prêt physiquement. Ç'a été sept ou huit shows qu'on a faits à quatre.»

Des billets au rabais

Est-ce dû au fait que les concerts de Simple Plan prévus à Québec et à Montréal cet automne ont été reportés ou est-ce parce que la concurrence dans le milieu des concerts est forte? Toujours est-il que les billets pour les représentations du groupe au Centre Vidéotron et au Centre Bell s'écoulent au rabais ces jours-ci. Une offre du site d'achats groupés Tuango permet de se procurer des billets avec près d'une trentaine de dollars d'escompte. Ainsi, du prix régulier à 69 $ à Québec, le coût chute à 41 $, plus 5,75 $ de frais de billetterie par achat. L'économie est sensiblement la même pour la représentation dans la métropole.

Vous voulez y aller?

  • QUI: Simple Plan avec Set It Off et Plain White T's
  • QUAND: 13 mars, à 19h
  • : Centre Vidéotron
  • BILLETS: 41 $ à 69 $ 
  • Info: ticketmaster.ca




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