Pierre Hébert, le beau risque

Dans Le goût du risque, Pierre Hébert nous... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Dans Le goût du risque, Pierre Hébert nous raconte comment, volontairement, il tente de prendre, le plus souvent possible, le chemin qu'il ne fréquenterait pas nécessairement.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Pour son deuxième one-man-show en carrière, l'humoriste Pierre Hébert avait le goût de se mettre en danger. Pourtant, il avait l'air rudement confortable, mercredi soir, à la salle Albert-Rousseau pour la première à Québec de son spectacle Le goût du risque, devant un public conquis à l'avance, qui l'a accueilli plus que chaleureusement.

Si Hébert a tellement le goût d'être déstabilisé, c'est que de son propre aveu, il est une personne âgée dans le corps d'un gars de 36 ans. Il a peur de la mort, est hypocondriaque, va manger des hot-dogs chez Costco le midi... et il aime prendre des marches parce que ça le fait digérer.

Ceci expliquant cela, en atteignant la mi-trentaine (et en devenant père de famille), la peur de s'enliser dans une routine trop confortable l'a saisi, imposant par le fait même le thème principal du deuxième effort solo de ce diplômé de l'École de l'humour, promotion 2005.

«L'humoriste-mystère»

D'abord, Pierre Hébert a souligné le risque pris par le spectateur, rappelant qu'en mars dernier, il avait lancé la campagne de «l'humoriste-mystère» : pendant 48 heures, les gens pouvaient acheter, pour seulement 20 $, un billet de spectacle d'humour, sans savoir pour qui ils achetaient ledit billet. 

Il pensait en vendre 1000... il en a plutôt vendu 20 000. Pierre Hébert a donc remercié certains spectateurs d'avoir osé prendre un risque, mentionnant au détour qu'à ce prix-là, ils se trouvaient à le payer au même taux horaire que sa petite gardienne de 13 ans ½.

Dans Le goût du risque, Pierre Hébert nous raconte donc comment, volontairement, il tente de prendre, le plus souvent possible, le chemin qu'il ne fréquenterait pas nécessairement. En écoutant des films d'horreur, par exemple, lui qui est le gars le plus peureux de la terre. Ou en s'achetant une moto, même s'il frémit en atteignant la vitesse folle de... 65 km/h. Ou en montant (de façon épique) un escalier panoramique de 900 marches à Santorini au lieu de prendre (comme tout le monde) le téléphérique...

Fameux conteur

La force de Pierre Hébert, c'est qu'il est un fameux conteur. Il est drôle, il habite bien la scène, et livre ses textes (écrits avec Pascal Mailloux, Julien Tapp, et Martin Vachon) avec un remarquable sens du timing. Les sept numéros du spectacle s'enchaînent habilement, et sont présentés rondement en 90 minutes, sans entracte, et sans temps mort. Gageons que le travail de script-édition de François Avard y est sûrement pour quelque chose. 

Comme il est en début de tournée, de nombreuses supplémentaires sont déjà annoncées pour Pierre Hébert, cette année : les 3 et 4 mai, le 1er juin (ces trois représentations affichent déjà complet), ainsi que les 8, 9 et 25 novembre, toujours à la salle Albert-Rousseau.




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