Phil Roy, Monsieur l'adulescent

Phil Roy n'a peut-être pas encore les thèmes... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Phil Roy n'a peut-être pas encore les thèmes les plus transcendants (l'école secondaire et ses multiples variantes, par exemple), mais il livre ses textes avec un rythme et un aplomb sans faille, doublé d'un redoutable sens de la répartie.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Il n'y a pas à dire, avoir 99 spectacles de rodage derrière la cravate, ça paraît lors d'une première visite officielle. L'humoriste Phil Roy était donc plus que prêt, mercredi à la salle Albert-Rousseau, pour présenter à Québec son premier one-man-show qu'il a baptisé Monsieur, lui qui peine justement, à 28 ans, à en devenir un.

Phil Roy a beau en être à son premier spectacle solo, il est loin d'être un inconnu pour le public. Nommé Révélation de l'année au dernier Gala des Olivier, on l'a vu (et connu) dans SNL Québec, puis Le nouveau show, aussi à VRAK (pour les plus jeunes), et dans tout ce qui ressemble à un jeu télévisé ou un talk-show. On peut aussi l'entendre régulièrement sur les ondes d'Énergie, avec Éric et les fantastiques.

Il y a trois semaines jour pour jour, il prenait également une spectaculaire «débarque» en direct, se cassant presque le cou (sans blague), lors de la seule et unique utilisation du Divan ta salade à la première de Votre beau programme de Véronique Cloutier. C'est vous dire comment il était content d'être là, mercredi soir.

Phil Roy, 28 ans donc, est (volontairement) un grand adulescent. «Moi, mon souhait le plus cher, c'est d'être ado toute ma vie, avoir toujours 16 ans», avoue-t-il, lui qui est le «saltimbanque» de sa fratrie, entre un frère de 30 ans architecte et banlieusard (qui a une tondeuse qu'on peut conduire assis!), et un autre de 27 ans, qui a déjà sa propre boîte de jeux vidéo. Mais il fait aussi des affaires de monsieur, et est maintenant un propriétaire... même si ses parents ne le croyaient pas quand il leur a dit qu'il allait acheter un condo («un condor?» lui a demandé sa mère).

Phil, c'est aussi le petit gars... gros, qui a fait sa première «vraie» blague en première secondaire, à son cours de piscine, histoire de désamorcer le fait qu'il devait se montrer en costume de bain devant ses amis. «J'ai été mon propre intimidateur pendant des années», résumera-t-il pour expliquer qu'il ne s'est jamais fait «niaiser sur sa shape», s'appropriant dès le départ le «privilège» de le faire lui-même.

Spécialiste de l'autodérision

Ça pourrait être tristounet, ça ne l'est pas. «À 22 ans, je pesais 307 livres... Ça, c'est André Sauvé plus 300 livres!» Car si Phil Roy ne sait faire qu'une chose, estime-t-il, faire rire, il le fait (vraiment) très bien. Il n'a peut-être pas encore les thèmes les plus transcendants (l'école secondaire et ses multiples variantes, par exemple) mais il livre ses textes avec un rythme et un aplomb sans faille, doublés d'un redoutable sens de la répartie. Il n'est pas devenu un spécialiste de l'autodérision sans que ça laisse quelques traces, hein? Disons que ses flèches partent assez vite, merci. Spectateurs, soyez avertis.

Phil Roy sera à nouveau en spectacle, toujours à la salle Albert-Rousseau, vendredi, de même que le 25 mars et le 21 avril prochains.

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