L'irrésistible ascension d'Harfang

Le groupe Harfang... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le groupe Harfang

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Après avoir lancé deux EP prometteurs, Harfang est retourné en studio l'an dernier, cette fois pour enregistrer un album complet. La formation de Québec en est sortie avec Laugh Away the Sun, une proposition finement ciselée, qu'elle présentera sur les planches du Cercle, le 26 janvier.

Harfang a mis plus d'un an à travailler sur son premier album. À écrire, puis à tester le matériel. À élaborer les arrangements, pour ensuite passer en studio. À signer la réalisation, aussi, de même que le mixage.

«Ce qu'on s'est donné comme ligne directrice, comme mot d'ordre, c'était de ne pas se limiter et de faire peut-être quelque chose de plus éclaté que ce qu'on faisait avant», indique le chanteur, guitariste et claviériste, Samuel Wagner, qui nous avait donné rendez-vous au Maelstrøm avec ses comparses.

«L'idée de cet album s'est construite au courant de l'année, poursuit le bassiste Alexis Taillon-Pellerin. Elle s'est un peu imposée avec ce qu'on a sorti. Selon nos humeurs, selon les périodes, il y avait des chansons qu'on voulait jouer plus up tempo ou rock, dans d'autres périodes on était plus encabanés, plus repliés sur nous-mêmes, avec nos anxiétés ou la pression qu'on sentait vers la fin et on s'est mis à composer des pièces plus ancrées dans nos émotions du moment.»

Folk aérienne

Laugh Away the Sun carbure à cette folk aérienne, orchestrée subtilement qu'affectionne la formation complétée d'Antoine Angers (voix, guitare acoustique, claviers), Mathieu Rompré (batterie) et David Boulet Tremblay (guitare électrique). Il y a des segments introspectifs, comme des passages dynamiques. S'ajoutent des traitements numériques discrets ou accentués, qui ne sont pas sans faire écho à l'album 22, A Million, de Bon Iver.

«C'est bizarre parce que quand 22, A Million est sorti, on venait de faire des tounes comme ça», observe Alexis.

«Ça nous encouragé à le faire davantage, enchaîne Samuel. Ça nous a confirmé qu'on n'était pas dans le champ. On l'a exploité plus effectivement peut être à cause de l'album de Bon Iver.»

La naissance d'Harfang remonte à 2013. À l'époque, Samuel Wagner se cherchait des musiciens pour un projet solo. Il s'est d'abord tourné vers Antoine Angers, qu'il connaissait déjà, puis, peu à peu, par l'entremise de connaissances communes, l'équipe s'est formée. La chimie s'est installée, si bien que l'idée solo initiale s'est transformée en aventure collective. Les gars, qui ont tous autour de 24 ans, ont tellement pris leur boulot au sérieux que l'ascension a été rapide.

«On a joué les chansons de Samuel un petit moment, mais on a vite commencé à composer notre matériel original et on s'est trouvé un nom, raconte Antoine. Ça s'est fait relativement rapidement : en l'espace d'un an, on avait un nom de band et on sortait le premier EP en janvier 2014.»

Harfang est au nombre des formations de Québec qui attirent l'attention et qui brillent par leur indépendance. Non seulement les gars signent-ils l'ensemble de leur matériel, mais ils sont présents à chacune des étapes de la création. Samuel Wagner a supervisé la réalisation, avec la bande et David Boulet Tremblay s'est chargé du mixage, avec Samuel. Antoine Angers, pour sa part, s'occupe du booking, tandis qu'Alexis Taillon-Pellerin est derrière les relations de presse, tous deux par l'entremise de la Boîte Béluga.

«On se sépare les tâches qu'un label avait à une certaine époque, précise Samuel. Quand quelqu'un me contacte pour booker un show, je l'envoie à Antoine. Ça fonctionne un peu comme un bureau...»

«D'aucuns vont dire que c'est Internet qui a scrappé l'industrie du disque, mais pour nous, ce n'est pas vrai, c'est notre tremplin», affirme Alexis.

Indépendants, mais pas à tout prix

Les musiciens ne cherchent pas activement de maison de disques, or ils demeurent ouverts à toutes les éventualités possibles. Ils sont fort conscients, aussi, qu'ils ont en poche une nouvelle carte de visite importante. Certains ont beau croire que le format de l'album s'essouffle, il reste qu'il confirme l'amorce, voire le sérieux d'un groupe. La troupe a donc voulu se dépasser pour faire honneur à son matériel, séduire les oreilles, mais aussi pour démontrer qu'elle savait rivaliser avec ses pairs de Québec qui se font remarquer sur la scène internationale, comme Men I Trust, Ghostly Kisses ou Fjord.

«Il y a une saine compétition, admet le batteur Mathieu Rompré. On est tous des potes et il y a quand même un bon calibre de musique à Québec. [...] On veut tous monter ensemble!» 

«On regarde les productions de Men I Trust et on est jaloux, jusqu'à temps qu'on sorte notre album et qu'on fasse : tiens!» rigole Samuel.

C'est justement avec des complices de la scène locale, le groupe De La Reine, qu'Harfang s'apprête à monter sur les planches pour partager ses compositions. Des concerts auront lieu à Québec (26 janvier), Trois-Rivières (27), Gatineau (28) et Montréal (2 février). Et preuve que le séjour en studio a été inspirant, Harfang souhaite que les traitements numériques qu'on peut entendre sur Laugh Away the Sun se retrouvent dans ses performances.

«Sur cet album, ce n'est plus uniquement cinq gars qu'on entend jouer, constate Samuel. Le studio est aussi utilisé comme un instrument. On est fier du changement...»

Vous voulez y aller?

  • Qui: Harfang et De La Reine
  • Quand: 26 janvier, à 21h
  • : Le Cercle
  • Billets: 15 $ 
  • Info:le-cercle.ca

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