Dead Obies: suivre la vague

Les Dead Obies étaient en grande forme, jeudi,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Les Dead Obies étaient en grande forme, jeudi, pour faire bouger le public qui a rempli l'Impérial à pleine capacité.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Il y a quelque chose de complètement hypnotisant dans un spectacle des Dead Obies, une sorte de transe joyeuse qui s'installe avec la musique, les rythmes et les voix qui font des vagues et qui ne s'arrête qu'après un très long moment, laissant la marée humaine essoufflée et survoltée.

Le collectif montréalais était en grande forme pour faire bouger le public de l'Impérial, qui affichait complet. Entourés du collectif Kalmunity, avec qui ils ont enregistré devant public leur dernier album, Gesamtkunstwerk («oeuvre d'art totale» en allemand), les rappeurs font preuve d'une redoutable cohésion et imposent fortement leur présence sur scène.

Les voix s'additionnent et s'entremêlent, parfois appuyées par deux choristes et souvent par celles des spectateurs qui récitent et scandent les paroles comme un mantra. La musique se fait insistante, obsédante, étourdissante.

Même si les pièces de Gesamtkunstwerk sont plus harmonieuses et flottantes que celles de Montréal Sud, plus frontales et plus brutes, les Dead Obies ont trouvé le moyen de les agencer en créant des courbes dans leur prestation.

Ils ont commencé en force avec trois pièces phares de leur dernier album - Moi pis mes homies, Jolly et Aweille! -, ont osé laisser un «interlude jazz» après Tony Hawk, qui galvanise les fans, ont enveloppé la salle de rayons lumineux pour les huit minutes planantes d'Explosive... Les gars ont même ressorti quelques pièces de leur album Collation, dont Limon Verde, qui flirte avec la musique de Club Med. On avait l'impression de glisser d'une pièce à l'autre. Impossible de rester immobile enveloppé par leur musique.

Snail Kid, 20Some, VNCE, Yes Mccan, O.G. BEAR et RCA savent se faire aimer. Sauf lorsque les gars ont attendu d'avoir 20 fans de plus sur leur page Facebook pour continuer le spectacle, on voyait bien peu de spectateurs avec leur cellulaire en main : tous étaient bien trop occupés à danser comme si leur vie en dépendait. 

Double première partie

Pour ouvrir la soirée, KNLO, un des membres d'Alaclair Ensemble, a réchauffé les planches avec des pièces de son premier album solo, Long jeu, sorti en octobre. Seul, hormis un complice à la console, le rappeur originaire de Québec a livré ses textes avec énergie, malgré l'ambiance plutôt dépouillée.

Nous sommes passés dans un autre monde avec le Parisien Georgio et ses trois acolytes. La foule ondoyait, répondait et sautait pour saluer le premier spectacle du Français au Canada. Celui-ci livre ses textes denses, poétiques, sur des constructions sonores enveloppantes et des rythmes obsédants. Georgio avait visiblement des fans dans la salle et il en aura certainement gagné beaucoup d'autres.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer