Dans la ouate d'Avec pas d'casque

La bande menée par Stéphane Lafleur débarquait à... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La bande menée par Stéphane Lafleur débarquait à Québec avec son bagage de nouvelles chansons tirées de l'album Effets spéciaux.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) CRITIQUE / Il y a de ces relations entre artistes et public qui ne semblent que se bonifier au fil du temps. Celle qu'entretient Avec pas d'casque avec ses fans de Québec est de celles-là.

En fait, on pourrait dire que ce lien a évolué en même temps que la troupe qui, de duo country lo-fi est passé à trio, puis à quatuor et, pour la présente série de concerts qui s'arrêtait au Petit Champlain, jeudi et qui se poursuivra à l'Anti, samedi, à quintette. On pouvait en effet constater à quel point la country-folk des Montréalais se déployait avec une richesse aussi poétique que musicale, où à la délicatesse pouvaient succéder des moments de fureur. Comme on pouvait constater la grande attention des spectateurs, silencieux dans les moments les plus nuancés, mais qui ne voulaient plus laisser partir la troupe en fin de programme, réclamant -et obtenant- Dans les bras de la femme bionique.

La bande menée par Stéphane Lafleur - le cinéaste derrière Tu dors Nicole et Continental, un film sans fusil, faut-il le rappeler - débarquait avec son bagage de nouvelles chansons tirées de l'album Effets spéciaux. Celles-ci, comme les plus vieilles bénéficiaient de la configuration à cinq : Simon Trottier assurait une présence soutenue de la lapsteel ou de la six cordes, car il s'échangeait la basse avec Nicolas Moussette, tandis que Joël Vaudreuil officiait à la batterie et que Mathieu Charbonneau jouait des claviers ou du baryton. Si l'équipe pouvait installer brillamment une folk aérienne, elle pouvait aussi déployer l'étendue de sa palette sonore sur Les gloires du matin, proposer des contrastes efficaces sur Derviches tourneurs ou alors nous plonger dans un crescendo hypnotique avec l'enivrante Intuition #1. Une constante toutefois : on est resté, d'un bout à l'autre de la soirée, dans cette sorte de ouate musicale, propre à la formation. C'est que même dans les moments les plus abrasifs, on demeurait enlacé par l'un ou l'autre des éléments que proposait la bande, que ce soit de la voix de Lafleur, ses images poétiques ou encore les lignes de cuivre de son comparse Mathieu Charbonneau.

Avec pas d'casque aura ratissé large, couvrant autant des compositions récentes que d'autres plus obscures, tel Le soleil se cherche du stationnement dans l'horizon. Un tour de chant sensible, donc, magnifié par des éclairages recherchés. Navré d'avoir manqué la troupe? Sachez qu'elle reviendra au Grand Théâtre le 18 février.

Marie-Ève Roy

Pour ouvrir la soirée, Marie-Ève Roy, qu'on a bien connue au sein des Vulgaires Machins, s'est pointée avec une proposition aux antipodes de qu'elle faisait avec sa formation - elle s'est d'ailleurs bien amusée du contraste, entre deux titres. Seule aux claviers ou à la guitare, elle y elle allée d'une folk minimaliste. La tâche n'était pas facile, surtout devant un public qui ne lui était pas gagné or au fur et à mesure que son tour de chant a progressé, elle a su marquer des points.

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