Charles Richard-Hamelin joue Chopin: comme des bulles de champagne

Les notes dansent sous les doigts de Charles... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les notes dansent sous les doigts de Charles Richard-Hamelin, 27 ans, qui joue sans partition, les yeux brillants, les traits apaisés, avec un doux sourire aux lèvres, comme si la musique l'emplissait tout entier.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / La première présence du pianiste Charles Richard-Hamelin avec l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) s'inscrivait dans un programme de musique romantique, où il a pu nous jouer Chopin avec une allégresse et une sensibilité belle à entendre.

Les notes dansent sous les doigts de l'interprète de 27 ans, qui joue sans partition, les yeux brillants, les traits apaisés, avec un doux sourire aux lèvres, comme si la musique l'emplissait tout entier. Le Concerto pour piano no 2 de Chopin se déploie comme un grand élan virtuose avec une infinité de modulations et d'arabesques que Richard-Hamelin a livré avec souffle et ardeur, maîtrisant le rythme, l'émotion et les enchaînements avec brio.

L'orchestre venait appuyer les montées et ajouter de la vigueur au discours, très attentif au jeu du pianiste, dans un mariage qui  paraissait naturel et heureux. Le troisième mouvement, tout particulièrement, était porté par une joyeuse effervescence. Les notes se suivaient, légères et scintillantes comme des bulles de champagne, vives, élégantes, allègres. 

Le soliste montréalais a accueilli l'ovation la main sur le coeur, avant de nous offrir une vibrante interprétation de La polonaise héroïque de Chopin, en guise de rappel.

Si, comme le mentionnait le présentateur Nicolas Jobin avant la pièce, «Chopin voulait que son piano chante», Charles Richard-Hamelin lui rend magnifiquement honneur.

Des explications bienvenues

Belle idée de confier l'introduction des pièces au programme à un passionné de musique, vif et articulé. Nicolas Jobin a présenté avec verve les éléments qui composent l'ADN du romantisme, parsemant ses notes musicologiques de blagues habiles et de potins people du XIXe siècle. 

Le concert d'après-midi était ouvert à tous, mais l'OSQ y avait plus particulièrement invité les adolescents et les enfants, qui avaient aussi le loisir d'y assister ou d'aller suivre un atelier de musique. Le directeur musical Fabien Gabel n'avait pas pour autant choisi des oeuvres enfantines, et nous avons eu droit à une brillante interprétation de la Symphonie no 1 de Brahms en seconde partie de programme. 

Guidé par son chef vigoureux et inspiré, qui est sorti de l'exercice échevelé et visiblement ravi, l'OSQ a livré l'oeuvre dense et imposante avec beaucoup d'ampleur et des gradations finement exécutées, enchaînant les rythmes dansants, les ralentissements solennels et les passages remplis de tension jusqu'à une flamboyante apothéose. 

Le concert était présenté une seule fois, dimanche après-midi au Grand Théâtre de Québec.

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