Louis-Jean Cormier: la musique qui fait du bien

En rendant hommage au «grand, grand poète» Leonard... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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En rendant hommage au «grand, grand poète» Leonard Cohen, Louis-Jean Cormier a créé un beau moment de communion, vendredi, dans un théâtre Impérial suspendu à ses lèvres.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Il en a parlé comme d'une sorte de thérapie. Et elle nous a effectivement fait du bien. En rendant hommage au «grand, grand poète» Leonard Cohen, Louis-Jean Cormier a créé un beau moment de communion, vendredi, dans un théâtre Impérial suspendu à ses lèvres. Il a de surcroît montré une nouvelle fois et de brillante manière qu'il n'est pas seulement un auteur-compositeur doué, mais aussi un interprète d'une immense sensibilité.

Il a confié avoir eu une boule dans la gorge toute la journée. Il n'était sans doute pas le seul : sa très belle relecture de Dance Me to the End of Love a été reçue dans un silence religieux et saluée d'un long tonnerre d'applaudissements. Comme si tous les spectateurs attristés par le décès de Leonard Cohen - et ils étaient visiblement nombreux - avaient profité de ce moment pour partager leur perte avec leurs voisins. C'était beau à entendre... Même s'il en faudra sans doute un peu plus pour que les gorges se dénouent vraiment.

Quatre mois après avoir servi un concert très bien entouré merci au Festival d'été, Louis-Jean Cormier avait fixé un rendez-vous en tête-à-tête avec ses fans de Québec. Fidèle à ses habitudes, il a cultivé la convivialité sur les planches en tutoyant son public et en lui enjoignant, si le coeur lui en dit, de chanter ou de danser, puisque ici, «il n'y a pas de règlements». «Je sais que je suis seul, mais je suis capable de backer», a-t-il tenu à préciser. 

Pleurer et rire

Personne n'allait en douter. Parce que s'il s'est présenté tout fin seul devant un Impérial affichant complet, on était loin de la prestation dépouillée. Notre homme voyage avec des projections et un dispositif d'éclairages polyvalent - on passe du cocon intime aux ambiances plus syncopées - et il sait faire de la magie en musique quand vient le temps de donner du coffre à ses compositions. Surtout que la formule solo lui permet une belle flexibilité pour jouer un peu sur la forme de ses chansons et se laisser aller à des envolées vocales ou à des parenthèses à la guitare.

Il est passé bien près de nous faire pleurer : si on avait le motton après son hommage à Cohen, ce n'est pas sa chanson Le monstre chantée ensuite qui allait arranger les choses... Mais Louis-Jean Cormier nous a aussi beaucoup fait rire, vendredi. En jouant le prof de chant gentiment sévère pendant Tout le monde en même temps, notamment. Ou en chantant la pomme à deux Héloïse, qui sont passées de la première rangée à la scène le temps d'un détour chez Martine St-Clair (Ce soir l'amour est dans tes yeux). 

Naviguant entre ses deux albums et offrant un toujours apprécié clin d'oeil à Karkwa (Le pyromane et Le vrai bonheur), Louis-Jean Cormier a donné toutes les occasions aux fans de prendre leur pied. Et il s'est du même coup offert le même plaisir, si l'on se fie au «estie que j'ai du fun» bien senti qu'il a lancé après une livraison particulièrement investie de Traverser les travaux...

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