Les multiples vies de Leonard Cohen

  • Leonard Cohen et Lewis Furey en 1986 après avoir remporté le prix Genie de la meilleure chanson originale pour <em>Angel Eyes</em>.<em></em> (Archives La Presse canadienne, Bill Becker)

    Plein écran

    Leonard Cohen et Lewis Furey en 1986 après avoir remporté le prix Genie de la meilleure chanson originale pour Angel Eyes.

    Archives La Presse canadienne, Bill Becker

  • 1 / 11
  • Leonard Cohen en 1989 (Archives La Presse canadienne)

    Plein écran

    Leonard Cohen en 1989

    Archives La Presse canadienne

  • 2 / 11
  • Le chanteur et poète en 1992 (Archives La Presse canadienne)

    Plein écran

    Le chanteur et poète en 1992

    Archives La Presse canadienne

  • 3 / 11
  • Photo non datée (Archives La Presse canadienne)

    Plein écran

    Photo non datée

    Archives La Presse canadienne

  • 4 / 11
  • Photo non datée (Archives La Presse canadienne)

    Plein écran

    Photo non datée

    Archives La Presse canadienne

  • 5 / 11
  • Leonard Cohen en 2006 (Archives La Presse canadienne, Aaron Harris)

    Plein écran

    Leonard Cohen en 2006

    Archives La Presse canadienne, Aaron Harris

  • 6 / 11
  • Leonard Cohen en performance au Beacon Theatre le 19 février 2008, après 15 ans d'absence à New York. (Archives AP, Henny Ray Abrams)

    Plein écran

    Leonard Cohen en performance au Beacon Theatre le 19 février 2008, après 15 ans d'absence à New York.

    Archives AP, Henny Ray Abrams

  • 7 / 11
  • Le chanteur canadien en spectacle au Festival de Beincassim, en Espagne, le 20 juillet 2008 (AFP, Diego Tuson)

    Plein écran

    Le chanteur canadien en spectacle au Festival de Beincassim, en Espagne, le 20 juillet 2008

    AFP, Diego Tuson

  • 8 / 11
  • Leonard Cohen en concert au Colisée de Québec le 2 décembre 2012 (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Leonard Cohen en concert au Colisée de Québec le 2 décembre 2012

    Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 9 / 11
  • Leonard Cohen lors de la sortie de son album <em>Popular Problems</em>, en septembre 2014 (La Presse canadienne, Charles Sykes)

    Plein écran

    Leonard Cohen lors de la sortie de son album Popular Problems, en septembre 2014

    La Presse canadienne, Charles Sykes

  • 10 / 11
  • Leonard Cohen en présence de son fils, Adam, le 13 octobre 2016 pour la sortie de son album <em>You Want It Darker</em>. (Frank Micelotta)

    Plein écran

    Leonard Cohen en présence de son fils, Adam, le 13 octobre 2016 pour la sortie de son album You Want It Darker.

    Frank Micelotta

  • 11 / 11

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Aurélie Mayembo
Agence France-Presse
Paris

Mystique

Né dans une famille juive à Montréal, Leonard Cohen a grandi dans un environnement empreint de spiritualité, avec un grand-père talmudiste.

«Il a baigné là-dedans. Il n'avait pas du tout le background de l'aspirant rocker», souligne Michka Assayas, spécialiste français du rock. Une des ses chansons les plus connues, et les plus reprises, est d'ailleurs Hallelujah. La voix rauque et profonde de Leonard Cohen lui vaudra parfois l'étiquette de «prophète». Son dernier album annonce sa mort qu'il jugeait imminente. «Je ne veux pas de pardon / Non, non il n'y a personne à blâmer / Je quitte la table / Je suis hors-jeu», chantait-il dans You Want It Darker.

Poète

L'auteur de Suzanne a commencé sa carrière en publiant des recueils de poésie dès les années 50, puis des romans à partir des années 60, avant de mêler textes et musique. Il n'a ensuite cessé de publier de la poésie. Son dernier recueil, Book of Longing (2006), traduit en français par Le livre du désir, a été mis en musique en 2007 par Philip Glass. Grand admirateur de poésie, de la Beat generation et des poètes maudits, Leonard Cohen a nommé sa fille Lorca, en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca, qu'il a découvert adolescent.

Moine

«En 1993, je sortais d'une tournée au cours de laquelle j'avais bu une quantité énorme de vin rouge. Ma santé s'était considérablement détériorée, mon esprit était en ruine et mon coeur était en ruine. [...] J'avais besoin de gouverner ma vie grâce à une structure. Je suis monté à Mont-Baldy et j'y suis resté cinq ou six ans.» C'est ainsi que Leonard Cohen explique comment il s'est retiré plusieurs années dans un monastère bouddhiste en Californie, où il a fini par être ordonné moine en 1996. Crâne rasé, tenue stricte, le chanteur va mener une vie ascétique sans tourner le dos au judaïsme. Il finira par quitter le monastère au début de l'année 1999.

Amant

Marianne, Suzanne... les femmes ont peuplé la vie de Leonard et ses chansons où il en a fait des muses. La liaison entre Suzanne (Verdal) et Leonard Cohen n'a jamais eu lieu. La jeune femme était la compagne d'un de ses amis. En revanche, la Norvégienne Marianne Ihlen a partagé sa vie une dizaine d'années, après leur rencontre sur l'île grecque d'Hydra. Peu avant le décès de sa muse en juillet 2016, il lui avait écrit une bouleversante lettre d'adieu. «Le temps où nous sommes si vieux et où nos corps s'effondrent est venu, et je pense que je vais te suivre très bientôt. [...] Maintenant, je veux seulement te souhaiter un très bon voyage. Adieu, ma vieille amie. Mon amour éternel, nous nous reverrons.»

En 10 chansons

Voilà 10 chansons parmi les plus célèbres du musicien canadien Leonard Cohen, dont plusieurs titres ont fait l'objet de reprises, de Johnny Cash et Joe Coker (Bird on the Wire) à Jeff Buckley et Bon Jovi (Hallelujah).

Suzanne (1967) dans l'album Songs of Leonard Cohen

So Long Marianne (1967) dans l'album Songs of Leonard Cohen

The Partisan (1969) dans l'album Songs from a Room

Bird on the Wire (1969) dans l'album Songs from a Room

Hallelujah (1984) dans l'album Various Positions

Dance With Me to the End of Love (1984) dans l'album Various Positions

Take This Waltz (1988) dans l'album I'm Your Man

Everybody Knows (1988) dans l'album I'm Your Man

Avalanche (1971) dans l'album Songs of Love and Hate

Nevermind (2014) dans l'album Popular Problems

En 10 grandes dates

Voici quelques grandes dates de la vie du Canadien Leonard Cohen.

21 septembre 1934: Naissance de Leonard Cohen à Montréal dans une famille juive d'origine polonaise, dont le père décédera lorsqu'il aura 9 ans.

1956-1961: Après des études d'histoire à l'Université McGill et une année à Columbia, il publie ses premiers recueils poétiques (Let Us Compare Mythologies, puis The Spice Box of Earth) et se rend en Europe grâce à une bourse.

1963: Installé sur l'île grecque d'Hydra pour 7 ans, il écrit  Flowers for Hitler, poèmes controversés, puis The Favorite Game, roman sur le sacré et le profane, et Beautiful Losers, sur la religion et la sexualité, qui lui vaut d'être comparé à James Joyce par le Boston Globe.

1967: Sortie du premier album, Songs of Leonard Cohen, qui contient une version de sa chanson Suzanne, déjà popularisée par l'interprétation de l'Américaine Judy Collins, et reçoit un bon accueil critique.

1970: Il entame sa première tournée aux États-Unis, au Canada et en Europe, et participe au Festival de l'île de Wight, en Grande-Bretagne.

1988: Grand succès de I'm Your Man, album d'un nouveau style (synthétiseurs et textes plus sombres), mixé à Los Angeles, où il vit désormais.

1994: Cohen se retire dans un monastère bouddhiste sur le Mont Baldy, en Californie et en août 1996, est ordonné moine zen, sous le nom de Jikan (Le Silencieux).

1999: Escroqué et quasi ruiné par son impresario, il reprend la route des concerts, et sort 2 ans plus tard un nouvel album, Ten New Songs (2001).

2010: Déjà intronisé au «Temple de la Renommée» du rock à New York, Cohen reçoit notamment un Grammy pour l'ensemble de sa carrière musicale. Compagnon de l'Ordre du Canada, il remporte également le Prix Prince des Asturies des Lettres (2011).

2016: Pour son 82e anniversaire, il réalise avec son fils Adam un 14e album, dans lequel le chantre et la chorale de sa synagogue montréalaise ajoutent à l'intensité de sa voix plus rauque et sombre que jamais lorsqu'il affronte Dieu et s'affirme prêt au dernier voyage: «Hineni, hineni, My Lord» («Me voici mon Dieu», en hébreu).

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer