Danse de nuit: fragments nocturnes

Le duo amoureux incarné par les danseurs bourrés... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le duo amoureux incarné par les danseurs bourrés de charisme était à chaque instant crédible et chargé d'émotions.

Le Soleil, Yan Doublet

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CRITIQUE / C'est en plein coeur de la nuit que la chorégraphe de Québec Karine Ledoyen a décidé de plonger sa dernière création. Un univers riche et rempli d'émotions qui, pourtant, nous a laissés sur notre faim.

Karine Ledoyen nous l'avait bien expliqué en entrevue : Danse de nuit amène le spectateur dans l'intimité de la création. Si bien que la chorégraphe et le concepteur sonore, Patrick Saint-Denis, se retrouvent sur scène à jouer leur propre personnage, partageant l'espace avec les danseurs Odile-Amélie Peters et Fabien Piché. 

Nous avons bien aimé le concept, même si des idées sont restées inachevées dans certaines interventions de Karine Ledoyen. Nous accusons pour ceci la nervosité de la directrice artistique de la compagnie Danse K par K en ce soir de première qui, en plus de «jouer» à la chorégraphe, s'occupait des images vidéo et dansait dans la pièce. Une lourde tâche, avouons-le.

L'intégration de la technologie (vidéo, son) avait un effet inégal sur la chorégraphie. L'utilisation du capteur cardiaque sur la danseuse Odile-Amélie pour écouter son battement de coeur et ainsi générer une musique était géniale. Par contre, le segment où Karine Ledoyen exploite l'égoportrait - même s'il apportait une touche d'humour - nous a semblé trop long. Le cri de l'enfant à sa mère dans la nuit était une belle idée qui aurait pu être davantage poussée.

Duo chargé d'émotions

La danse à proprement parler nous a séduite. Le duo amoureux incarné par les danseurs bourrés de charisme était à chaque instant crédible et chargé d'émotions. La chorégraphe a développé un vocabulaire innovateur marqué par les courbes et les déséquilibres. Les mouvements coulent, s'emboîtent les uns dans les autres sans se fracasser. On se laisse porter par le courant. L'éclairage est particulièrement intéressant lorsque Odile-Amélie Peters se déplace d'un cercle de lumière à l'autre. Les fameux éclats de lumière dont Karine Ledoyen nous parlait en entrevue.

Le tableau final, dans lequel un matelas dégonflé prend la place de l'amoureux, était amusant, mais nous a paru un peu faible comme dernière image à laisser au public.

Entre les passages dansés et ceux plus théâtraux, entre les expérimentations sonores, visuelles et la gestuelle, Danse de nuit peine à trouver l'harmonie. À la sortie de la salle, on a le sentiment d'avoir vu un diamant brut qui demande encore à être poli pour laisser découvrir toute sa brillance.

Danse de nuit est présentée par La Rotonde à la salle Multi de Méduse de nouveau jeudi et vendredi, à 20h.

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