L'improbable renaissance de Platinum Blonde

Mark Holmes (voix et basse), Sergio Gali (guitare)...

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Mark Holmes (voix et basse), Sergio Gali (guitare) et Dan Todd (batterie)

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(Québec) Platinum Blonde. À lui seul, le nom résume un pan des années 80, des sonorités synthétiques au look excentrique, où cheveux aussi peroxydés que crêpés, vêtements colorés et maquillages appuyés étaient la norme. Après une longue absence, la formation revient à Québec le temps d'un concert forcément nostalgique, mais qui se veut aussi de son temps, assure le leader Mark Holmes.

Quand il est question du Québec, Holmes ne peut s'empêcher d'évoquer des souvenirs comme le tournage d'un vidéoclip dans l'enceinte du Colisée. Ou, encore, un séjour prolongé à Pointe-au-Pic, alors que le band canadien en était encore à ses débuts. «On avait passé deux semaines là-bas, relate le chanteur. On avait joué dans une salle du coin et, comme je ne pouvais plus chanter pendant une semaine en raison d'un rhume, on était resté une semaine de plus. C'est là qu'on a fini Standing in the Dark, la pièce-titre de notre premier album.»

Faisant ses débuts sous forme de trio, pour ensuite devenir quatuor avec l'ajout d'un bassiste, la formation canadienne a connu le succès assez rapidement et a signé trois albums qui ont tous bien fonctionné durant la décennie 80, avec des succès comme Situation Critical, Contact ou Crying Over You. Or les années 90 ont été plus rudes et c'est une véritable descente aux enfers qui s'est amorcée pour Mark Holmes.

«Quand vous avez eu un succès incroyable à un jeune âge, vous vous attendez à en avoir [continuellement]. Ce n'est pas votre faute, ce n'est pas un défaut, c'est simplement ainsi. Les gens vous font sentir irréel - car c'est irréel la manière dont on se sent. Puis vous perdez ce succès, le vide arrive, ainsi que la laideur. Tout ce que vous voulez, c'est être libéré de tout ça, mais ils ont tout pris. Tout ce que vous avez fait ou possédé est disparu. Ils prennent tout. L'aspect business de la musique n'est certainement pas l'aspect humain.»

Redémarrer sa carrière

Holmes a décidé de faire table rase et de redémarrer sa carrière. Il a fait différents boulots loin du circuit, puis est retourné à ses racines, à Manchester, en Angleterre. Se familiarisant avec la scène rave et électronique, il a commencé une carrière de DJ sous le nom de DJ MRK puis il a ouvert une salle de spectacles à Toronto, le Mob Club Theatre. 

«Ma carrière de DJ a changé beaucoup de choses parce que quand je faisais des trucs et que les gens ne savaient pas ce que c'était, ils me disaient : "Wow, c'est bon" et quand ils savaient qui c'était, la réaction était : "Non, pas Platinum Blonde, on est passé à autre chose". J'étais ostracisé, alors j'ai trouvé une autre façon d'être pertinent et la première chose que j'ai sue, c'est que les étiquettes de disques m'envoyaient des artistes à remixer.»

Dans l'oeil de Crystal Castles

C'est par l'entremise du chanteur des Cure, Robert Smith, et de la formation Crystal Castles, que Platinum Blonde est revenu indirectement sous les projecteurs, en 2010, avec une reprise de la pièce Not in Love. Holmes aime bien parler de synchronisme, car à cette période précise, le groupe mijotait son retour. Depuis des années, le bassiste Kenny MacLean souhaitait remonter sur scène avec ses comparses. Holmes a fini par acquiescer à sa demande en 2008. Or ce devait être, tristement, un faux départ... 

«Il venait tout juste de finir un projet, raconte Holmes. Il faisait un lancement d'album et il m'avait demandé si je pouvais monter sur les planches et faire trois chansons avec lui, pour solidifier tout ça, la réunion. Je l'ai fait et il était le gars le plus heureux du monde. Quelques heures plus tard, il était parti. Arrivé chez lui, son coeur a explosé dans sa poitrine. J'étais dévasté...»

Néanmoins, Holmes a reformé Platinum Blonde avec Sergio Galli (guitares) et Dan Todd (batterie), reprenant éventuellement le rôle de bassiste qu'il tenait à ses débuts. Un nouvel album est paru en 2012, Now & Never. Depuis, la troupe se produit devant un public que le chanteur dit éclectique, où les fans de la première heure ont été rejoints par de nouveaux, plus jeunes, attirés par les sonorités électro ou les textes du groupe, qui n'étaient pas aussi légers que le look des gars, avec des thèmes comme la guerre froide...

Heureux d'être de nouveau actif avec ses complices, Holmes dit apprécier plus que jamais chacune des performances...

«Le succès qui arrive une deuxième fois enlève la merde qui est arrivée après la première fois. Vous respirez chaque moment du succès récent parce que vous savez ce que c'est que de le perdre.»

Platinum Blonde en 1986... (Archives Le Soleil) - image 4.0

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Platinum Blonde en 1986

Archives Le Soleil

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  • Qui: Platinum Blonde
  • Quand: 29 octobre, à 20h
  • : Impérial
  • Billets: 41,50 $
  • Infoimperialbell.com

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