Festival de jazz de Québec: créer la magie malgré tout

Toujours fringant, le pianiste Oliver Jones a joué,... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Toujours fringant, le pianiste Oliver Jones a joué, avec un plaisir visible, une pièce en duo avec le contrebassiste Éric Lagacé, puis a accompagné la chanteuse Michelle Sweeney pour une chanson gospel.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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CRITIQUE / Le Festival de jazz de Québec s'est ouvert par une riche soirée musicale, où plusieurs Montréalais de talent étaient à l'honneur. On ne pouvait toutefois que s'interroger devant le Capitole à moitié rempli seulement.

À 20h, on regardait l'assistance clairsemée avec inquiétude. Rarement avait-on vu la salle si tranquille. Le gala s'est finalement mis en branle 20 minutes plus tard, avec un entrelacs de remerciements et d'anecdotes enthousiastes, mais un peu confus, de Gino Ste-Marie. Il a notamment tenu à remercier Georges Durst, fondateur du House of Jazz Montreal, avec qui était présenté le spectacle.

Il a introduit le pianiste Oliver Jones, qui a souligné avec un grand sourire que 77 ans avaient passé depuis son premier concert. Toujours fringant, il a joué, avec un plaisir visible, une pièce en duo avec le contrebassiste Éric Lagacé, puis a accompagné la flamboyante chanteuse Michelle Sweeney pour une chanson gospel, «un retour à nos racines», a-t-elle noté.

Puis, le pianiste Taurey Butler a lancé la soirée dans une voie assurée en servant quelques-unes de ses pièces musicales en formule trio. Laissant tinter les notes aigües du piano pendant que le batteur effleurait les cymbales, ou faisant au contraire dévaler les notes à un rythme effréné, celui-ci a montré toute l'étendue de son talent.

Polyvalente Watson

L'entrée de la chanteuse Dawn Tyler Watson a encore élevé le niveau d'un cran. Sa voix veloutée, pleine de force, nous happe totalement. Elle a présenté ses chansons avec humour, encourageant la foule à lui servir de choeur et à donner le rythme. Avec agilité, Watson est passée par tous les rythmes, un old school Chicago blues, des reprises de Bob Dylan et de Ray Charles, des compositions pleines de swing, de sexe, de groove... Simplement armée de sa voix, elle a même livré un solo de trompette. Avec Butler, elle a réussi à créer une bulle bleue devant la scène qui faisait presque oublier le peu de spectateurs. 

La deuxième partie fut plus dansante, voire étourdissante avec Snooky and the Bandits, qui ont fait verser le jazz vers le blues et le r'n'b avec leur amalgame de saxophone, guitare, piano et batterie. 

Michelle Sweeney est revenue clore les célébrations avec une suite effrénée de succès gospel, pop et R&B. La soirée s'est étirée et au moment de rendre ce texte, la diva entonnait un tonitruant I will survive en guise d'au revoir.

Le Festival de jazz de Québec se poursuit jusqu'au 23 octobre.

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