Guy St-Onge : pour l'amour de toutes les musiques

«Vous ne pouvez pas imaginer comment je me... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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«Vous ne pouvez pas imaginer comment je me sens!» a lancé à plusieurs reprises Guy St-Onge, radieux, entre les pièces de son spectacle anniversaire.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) CRITIQUE / «Vous ne pouvez pas imaginer comment je me sens!» a lancé à plusieurs reprises Guy St-Onge, radieux, entre les pièces de son spectacle anniversaire. Pour ses 40 ans de carrière, le chef, arrangeur et multi-instrumentiste a célébré toutes les musiques qui le font vibrer, des fugues de Bach aux chansons de Michel Fugain.

Nous avons eu notre lot de concerts pop l'an dernier à l'OSQ, avec des résultats pas toujours convaincants. Mais en mettant l'orchestre entre les mains d'un compositeur de carrière, nullement intimidé et au contraire enthousiasmé par toutes les possibilités musicales que lui offrait l'ensemble, les airs et les chansons ont pu se déployer de manière grandiose, sans que l'orchestre ne soit qu'un arrière-plan.

St-Onge, volubile, nous a expliqué son amour de la musique, ses trames sonores de films imaginaires, ses fugues, ses gymnopédies à la Erik Satie, son admiration pour Michel Legrand et son affection pour les musiques compliquées, qu'il a expliquées et présentées comme des amies.

Il a flirté avec le jazz, lui aussi cher à son coeur, en jouant un hommage à Bill Evans et Love Mute avec le trompettiste Ron Di Lauro. Avant l'entracte, Tommy Charles Bernier, un jeune chanteur qu'il faudra assurément surveiller, a entonné d'une voix profonde et riche Georgia on My Mind.

Si la musique était la grande invitée de la soirée, St-Onge avait toutefois convié de nombreux amis, musiciens et chanteurs, ainsi que ses trois plus jeunes enfants (il en a cinq), venus chanter, avec un mélange d'aplomb et de gêne, Nous aurons, de Richard Desjardins.

La deuxième partie était consacrée à la chanson, avec un feu roulant de chanteurs invités qui a rapidement pris des airs de gala. Bruno Pelletier pour Le temps des cathédrales, Évangéline par Mare-Denise Pelletier, Laurence Jalbert avec La musique, Ima, Marc Hervieux... Avant d'accueillir Nathalie Choquette, St-Onge a dédié la chanson Femina à sa mère et sa soeur, décédées coup sur coup cet été. «C'est un spectacle qui a été écrit dans le deuil», a-t-il glissé la voix pleine d'émotions.

Le spectacle s'est terminé avec Michel Fugain, qui a fait son entrée sur Bonjour Monsieur le Monde. Il a ensuite chanté Comme un soleil avec Matisse St-Onge, souriant mais vaguement déconcentré par les chorégraphies du Français, et la chorale de l'école de la Seigneurie.

On a senti tout au long du spectacle que ceux qui croisent le chemin de Guy St-Onge deviennent rapidement de grands amis et des collaborateurs indéfectibles. «Merci tout le monde, c'est la plus belle fête que j'ai jamais eue», a lancé Guy St-Onge en guise d'adieu.

Le spectacle est à nouveau présenté samedi à 20h au Grand Théâtre de Québec.

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