Dreamland: spectacle libre-service

Les spectateurs sont invités à déambuler autour de... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Les spectateurs sont invités à déambuler autour de l'imposante maquette de Dreamland, composée d'une cinquantaine de sculptures mécaniques.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Il faudrait avoir des yeux tout le tour de la tête pour voir Dreamland dans son intégralité. Et des oreilles bioniques pour décortiquer tout ce qu'on y entend. Installé au Périscope jusqu'au 8 octobre, le Théâtre Rude Ingénierie convie le public à un spectacle «libre service». Et il y a de quoi se régaler dans ce grand buffet multidisciplinaire...

À mi-chemin entre le théâtre, la performance, la prestation musicale et l'installation artistique, Dreamland trouve son inspiration dans le parc d'attractions du même nom, qui a animé Coney Island à Brooklyn au début du XXe siècle avant d'être détruit par les flammes en 1911. Fruit d'un laboratoire de création qui aura duré cinq ans (une mouture du projet avait d'ailleurs été présentée au Mois Multi en 2014), l'hommage à ce lieu de tous les excès et de tous les contrastes s'est installé au Périscope en alliant le miniature et la démesure. 

Dans la salle dépouillée de ses gradins trône une imposante maquette - 25 pieds de long et 5 pieds de large, nous dit-on - composée d'une cinquantaine de sculptures mécaniques. Un immense bric-à-brac bricolé avec de multiples petits objets du quotidien qui prendront vie tour à tour, jusqu'à s'agiter simultanément.

Autour de cette «île» principale gravitent une dizaine de concepteurs-performeurs. Humains comme machine évoluent sous l'oeil des caméras et les images captées sont retransmises en direct sur des écrans disposés en triptyque de part et d'autre de la salle. Idem pour les sons cueillis par des micros, agencés sur place pour créer simultanément la trame sonore de ce film, qui raconte en 12 tableaux l'histoire de Dreamland.

Le public, lui, est invité à choisir son expérience de spectateur. Quelques chaises sont bien mises à sa disposition aux extrémités de la salle, mais force est d'admettre que la beauté du rendez-vous se trouve de notre côté aussi dans l'action. Nous sommes invités à déambuler autour de la maquette, à s'approcher (dans une certaine mesure) des artistes pour épier leurs mouvements de près. D'emblée, le jeu d'association fascine: on essaie de retrouver dans la réalité de la maquette et des stations des performeurs l'origine de l'image projetée ou du son entendu. Et on ne peut qu'abdiquer quand les images se superposent et que l'ensemble des joueurs sont mis à contribution. Le bruit devient alors musique - réjouissante ou dissonante -, tandis que le récit narré par Bruno Bouchard trouve écho tout autour de nous. 

Immergé dans le spectacle, le public ne sait plus où donner de la tête. Dans la surabondance d'information, la trame de l'histoire peut même devenir un peu secondaire. Et ce n'est pas un défaut en soi. On prend ce qu'on veut bien dans ce grand bazar artistique.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer