Selah Sue sous toutes ses coutures

Selah Sue a plongé dans son répertoire néo-soul, non... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Selah Sue a plongé dans son répertoire néo-soul, non sans se permettre des passages hip-hop, reggae ou même jazzy.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Le premier festival Saint-Roch Expérience s'est ouvert en compagnie de Selah Sue, jeudi, à l'Impérial. La chanteuse belge n'a peut-être pas eu droit à une foule monstre, mais elle a gratifié son public d'une solide performance, riche en contrastes.

On l'a déjà écrit : Selah Sue est une vedette en Europe, mais le territoire nord-américain reste encore à conquérir. Il ne fallait donc pas s'étonner que les spectateurs ne remplissaient, tout au plus, que les deux tiers du parterre de l'Impérial. En bonne professionnelle, l'artiste de 27 ans n'a nullement semblé démontée. 

Elle s'est d'abord pointée seule, armée de sa six-cordes. Tous semblaient retenir leur souffle durant Always Home, question d'en apprécier les nuances, or plusieurs n'ont pu s'empêcher de hurler leur approbation. C'est que sa voix chargée d'émotions, capable de lignes délicates comme d'envolées puissantes, ne laisse pas indifférent... 

Rejointe par son équipe, Selah Sue a plongé plus avant dans son répertoire néo-soul, non sans se permettre des passages hip-hop, reggae ou même jazzy. L'offrande était variée, Sue pouvant troquer sa guitare pour des beats résolument urbains, des pièces dynamiques pour des ballades, des interprétations dépouillées pour d'autres, bien remplies. Ce ne sont pas tous les titres qui ont marché avec la même efficacité, mais le matériel était défendu de manière impeccable et la chanteuse n'a jamais perdu le lien avec son public. Celui-ci a d'ailleurs reconnu des chansons, comme Won't Go For More et ne s'est pas fait prié pour chanter lorsque Selah Sue l'invitait, notamment sur Alone. Sue a achevé le tout sur son hit Raggamuffin. Une soirée fort sympathique, où les absents avaient tort...

Shonk et Polly A

Gabrielle Shonk s'est chargée de chauffer les planches, entourée de quatre complices. L'artiste de Québec, qui travaille sur son premier album, a proposé huit compositions, dont deux en français. Au départ, on a pu sentir un peu de nervosité, or la bande a peu à peu pris ses aises et les sourires se sont mis à fuser à mi-chemin. La ballade country-folk Trop tard sonnait bien, tout comme la dynamique Missing Out, qui a suivi. C'est toutefois Sidewalks, que la leader a entonné de manière acoustique avec trois de ses musiciens autour d'un micro, qui lui a valu la plus belle ovation. C'était mérité : la livraison était sensible et mettait de l'avant autant son chant que les harmonies vocales de ses comparses. Elle a fermé les livres avec son simple Habit, résolument blues, qui a aussi très bien marché. 

Polly A avait le mandat d'ouvrir la soirée. L'artiste originaire de Milwaukee en était à sa première visite en ville. Accompagnée d'un batteur et d'un claviériste, elle s'est bien débrouillée. Ses compositions soul et r'n'b ont déjà été chantées par Alicia Keys et Selena Gomez, donc son matériel avait du potentiel or elle ne l'interprétait pas toujours avec justesse.

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