Les Violons du Roy: Ornements saxons

Reinhard Goebel était vif et tout sourire au... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Reinhard Goebel était vif et tout sourire au lutrin et avait ponctué sa tenue de rouge, des lunettes aux chaussettes.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Les Violons du Roy et le chef Reinhard Goebel nous ont transporté à Dresde, au XVIIIe siècle, le temps d'un concert fourni et pimpant. Les sept pièces éclectiques, bien que liées par une époque et un lieu donné, nous ont plongés dans un déferlement ornemental.

Reinhard Goebel était vif et tout sourire au lutrin et avait ponctué sa tenue de rouge, des lunettes aux chaussettes. Le spécialiste de la musique baroque s'est amusé à guider les musiciens dans des oeuvres moins connues, tout en laissant place aux solistes des Violons du Roy.

La salle Raoul-Jobin était un peu moins remplie qu'à l'habitude en cette ouverture de la 33e saison de l'ensemble baroque; peut-être à cause de l'abondance de propositions artistiques en cette rentrée musicale et théâtrale doublée du Festival de cinéma de la ville de Québec.

Quoi qu'il en soit, l'orchestre s'est acquitté de sa tâche comme il aurait fait de la broderie, en attachant minutieusement chaque note et chaque mouvement au suivant. Le grand nombre de pièces et le ballet des chaises et des lutrins entre chacune d'elles rendaient toutefois le concert plus décousu qu'à l'habitude.

En début de programme, Les caractères de la danse, de Rebel, ont présentés 14 échantillons des principales danses de la première moitié du XVIIIe siècle en autant de minutes. Puis Lamento de Fasch a entremêlé dans une suite lente et solennelle les hautbois, les cordes pincées des violons, les flûtes et deux mouvements mettant de l'avant la clarinette, jouée par Stéphane Fontaine.

Puis, dans le Concerto pour trois violons de Vivaldi, Pascale Gagnon, Noëlla Bouchard et Nicole Trotier ont agi comme solistes. Alors que les trois violons semblent reprendre la phrase de l'autre dans le premier mouvement, ils amorcent ensuite une conversation originale, où cordes pincées et mélodies se chevauchent, un agencement de sons inusité qui a réveillé notre intérêt.

Exaltation et énergie

En seconde partie, l'orchestre était en formation réduite pour Hypocondrie à 7 concertanti, de Zelenka, une pièce qui nous a paru plus exaltée qu'anxieuse, malgré son titre. Le niveau de jeu a semblé avoir été relevé d'un cran avec la Sonate en trio de Handel, tour à tour funèbre et virevoltante, et le Concerto pour violon de Telemann. La violon solo Pascale Giguère y a déployé toute son énergie, ses vifs coups d'archet répondant à l'orchestre ou tricotant de brefs soliloques.

Le concert était présenté jeudi au Palais Montcalm et sera de nouveau présenté vendredi au Musée des beaux-arts de Montréal.

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