The Damn Truth dans les ligues majeures du rock

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Il s'est écoulé quatre ans entre la parution du premier album de The Damn Truth  et le second, Devilish Folk.

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(Québec) Ceux qui pouvaient encore douter que The Damn Truth a sa place non loin des Black Keys, Rival Sons et autres Jack White dans le monde du rock ont sans doute été confondus à l'écoute de Devilish Folk. Avec ce deuxième album, la formation montréalaise a son passeport en poche pour la scène internationale.

C'est en compagnie de Jean Massicotte que Lee-la Baum (voix, guitares), Tom Shemer (guitares) et Dave Traina (batterie) ont décidé d'aller graver leur matériel. Un choix qui peut paraître de prime abord étonnant, car le réalisateur, qui s'est distingué auprès des Lhasa, Boogat ou Arthur H, a rarement oeuvré dans une veine de rock grinçant. Or en prêtant l'oreille à Devilish Folk, nul doute qu'il a su capter l'énergie brute du groupe tout en mettant de l'avant d'autres éléments, raffinés, qui amènent l'approche vintage des Montréalais à un autre niveau.

«Jean est un très bon ami, on le connaît depuis plusieurs années et c'est un génie musical, indique Tom. On ne voulait pas aller faire un album de rock générique. On savait que Jean apporterait quelque chose de particulier, qu'il tirerait le meilleur de nous-mêmes. On est le genre de groupe qui aime aller en studio, jouer ses pièces et ne pas trop faire de retouches par la suite. Et Jean a vraiment compris la mécanique de tout ça.»

Quatre années chargées

Quatre années ont filé depuis le premier enregistrement de The Damn Truth. Quatre années chargées, ponctuées de nombreux spectacles. D'une défection, aussi : le bassiste David Massé a quitté le navire - Pierre Yves Letellier a pris la relève. À cela il faut ajouter une naissance : Lee-la et Tom forment un couple et ont dû apprendre à faire cohabiter la vie de rockeur et la vie de famille.

«C'était important pour nous d'avoir à la fois le rêve d'une famille et d'un groupe rock, affirme Lee-la. Alors, on veut tout faire pour que ça marche et on a eu la chance d'avoir de l'aide de nos parents et d'avoir une gardienne super cool. Il est un super enfant et il aime être sur la route avec nous. Il aime la musique, il aime tout le monde dans le band, alors il est comme un cinquième membre. Il a toujours des baguettes dans les mains!»

Autre élément qui explique que plusieurs années ont filé entre les deux albums : la formation s'est appliquée à dénicher les bons collaborateurs à chacune des étapes. Outre Massicotte, ils ont recruté Tchad Blake (The Black Keys, Arctic Monkeys) au mixage et John Davis (Led Zeppelin, Royal Blood) au matriçage.

«On était chanceux de travailler avec Jean, mais on a eu à attendre un peu, commente Dave. Chanceux d'avoir Tchad Blake, mais il a fallu là encore attendre un peu. L'enregistrement a été assez rapide, mais il a fallu faire les pistes de base, puis les voix, ensuite attendre pour la pochette, puis le single. Donc, il y a eu passablement d'éléments qui nous ont ralentis.»

La scène d'abord

Quand on prête l'oreille à Devilish Folk, il semble que tous les éléments ont été réunis pour que la troupe puisse poursuivre son ascension sans se soucier des frontières : non seulement on y trouve du blues rock servi avec énergie sans négliger les mélodies (Wouldn't Be Lying), mais des titres plus acoustiques racontant des histoires parfois dérangeantes (Alex) et une pièce-titre se développant de manière ambitieuse. Parallèlement, les projecteurs se sont tournés vers Lee-la, qui se retrouve au coeur d'une campagne de pub internationale (lire l'autre texte).

The Damn Truth a toujours privilégié la scène et c'est donc là, sur les planches, que le band passera le plus gros de son temps cet automne. À l'agenda : un arrêt à l'Anti, le 16 septembre, qui sera une autre occasion de conquérir les fans, un à un.

«Peut être que le son du groupe n'est pas la saveur du mois, mais les gens qui viennent à nos spectacles vont des ados à ceux de 20 ans, à ceux de 40 ans, à ceux de 60 ans, relève Tom. Ils viennent tous au spectacle et quand on est sur le stage, c'est génial de les regarder. C'est plus que la saveur du mois, c'est universel.

Une rockeuse chez Yves Saint Laurent

Lee-la Baum, la chanteuse de The Damn Truth, se retrouve au coeur de la nouvelle campagne publicitaire d'Yves Saint Laurent. Elle interprète en effet une reprise de Love Is Blindness, de U2, pour la trame sonore. Cette présence musicale apporte beaucoup d'attention au groupe. «Ils ont lancé la campagne il y a quelques mois en Europe, mais je ne crois pas qu'elle a été lancée en Amérique du Nord, alors c'est tout nouveau, commente Lee-la. Le fait que j'aie été impliquée ressemble à un conte de fées : on a donné un spectacle, un gars s'est pointé et m'a dit : "Eh, tu as une belle voix, j'ai un contrat pour toi" et la journée d'après j'étais en studio à enregistrer cette pièce. Donc, c'était rapide et facile. Tous les jours je reçois un courriel d'un pays différent en Europe. Aujourd'hui c'était la Pologne. Les gens aiment la chanson et pour eux, ce n'est pas suffisant les 60 secondes de la pub, ils veulent la version entière, alors c'est génial! On a enregistré la chanson au complet, on attend seulement après l'équipe de pub d'YSL pour la sortir.»

Vous voulez y aller?

  • Qui : The Damned Truth avec UUBBUURRUU
  • Quand : 16 septembre, à 22h
  • Où : L'Anti
  • Billets : 17 $
  • Info : saintrochexperience.com

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