Bad Religion, valeur sûre du punk rock

Même si les années filent, Bad Religion et... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Même si les années filent, Bad Religion et son chanteur, Greg Graffin, gardent la forme, en témoigne la solide performance que les vétérans ont livrée au festival Envol et macadam, vendredi soir.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / S'il y a une valeur sûre en matière de punk rock à Québec, c'est bien Bad Religion. Depuis 1998, le groupe s'est arrêté huit fois en ville et, comme on pouvait le constater vendredi, au festival Envol et macadam, les airs rythmés, mélodiques et revendicateurs des Californiens font toujours courir les foules.

Selon les organisateurs, ils étaient entre 4000 et 5000 à avoir convergé en basse ville, sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, pour voir les Américains à l'oeuvre. Lorsque Greg Graffin a pris la parole, après une première séquence de chansons, il n'a pas manqué de faire allusion à la fidélité du public québécois et de le flatter : «Ça fait trois ans qu'on n'est pas venu et vous êtes plus beaux que jamais. Comment faites-vous pour embellir alors que nous enlaidissons?»

Oui, les années filent, à témoin la chevelure argentée et moins fournie du chanteur, mais Bad Religion garde la forme. Certes, le leader n'a pas la voix la plus puissante, or il sait la ménager et elle demeure juste, tandis que, derrière lui, ses comparses livrent le matériel avec énergie.

Bad Religion a proposé un voyage à travers l'ensemble de son répertoire avec une halte particulière en 1989. À mi-parcours, les gars se sont en effet attardés à huit des pièces de l'album No Control, notamment à une excellente I Want to Conquer the World, pour le plus grand plaisir des fans de longue date.

Au total, c'est plus d'une trentaine de titres qui ont défilé, où les spectateurs étaient souvent invités à faire les choeurs. Les Fuck You, 21st Century (Digital Boy) ou encore Sorrow ont très bien fonctionné, mais pas autant qu'American Jesus, l'hymne incontournable, servi à la fin du rappel.

En cours de route, le quintette a pris quelques pauses, qui ont été l'occasion pour Graffin de faire preuve d'humour et de s'inquiéter pour les résidents des alentours. Il a demandé à ses comparses de jouer moins fort et au public de cesser de slammer - en vain, bien sûr. Il aurait, en revanche, pu s'indigner de la forte rythmique électro provenant de la scène voisine, qu'il y avait toujours en arrière-plan, mais, heureusement, sa formation gagnait cette guerre sonore lorsqu'elle jouait.

Il s'agissait du deuxième passage des punks à Envol et macadam. Et s'il n'en tient qu'à Greg Graffin ne se sera pas le dernier : «Qui sait, peut-être que Bad Religion reviendra assez rapidement?» a-t-il lancé.

The Sainte Catherines

En première partie, on a eu droit au grand retour des Sainte Catherines. La troupe, qui s'était séparée il y a quatre ans, a décidé de reprendre du service cette année pour célébrer les 10 ans de l'album Dancing For Decadence. C'est donc d'abord et avant tout ce matériel que les Montréalais sont venus défendre. Ils l'ont fait sans prétention, mais avec aplomb : pour autant qu'ils s'amusaient, ils ont pris leur boulot au sérieux.

Le chanteur Hugo Mudie s'est fait bavard, n'a pas caché combien il était heureux de renouer avec les fans, s'est assuré du confort de tout un chacun et a fini le show dans la foule. Si, au début de soirée, rien ne semblait gagné pour la bande, en fin de concert, les six musiciens avaient l'approbation des spectateurs. De sympathiques retrouvailles.

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