Prophets of Rage: de la rage et des décibels

Malgré une foule peu imposante, la formation Prophets... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Malgré une foule peu imposante, la formation Prophets of Rage a donné un concert électrisant au Centre Vidéotron, mardi soir.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Le Centre Vidéotron portait à gauche, mardi, alors que les gars de Prophets of Rage prenaient les planches d'assaut avec leurs hymnes revendicateurs. Le supergroupe, qui réunit des membres de Rage Against The Machine, Cypress Hill et Public Enemy, a revu des classiques des trois formations avec énergie et aplomb.

Il n'est pas toujours facile de mettre un nouveau groupe en route, aussi prestigieux ses membres soient-ils. Le public prend toujours un certain temps à réaliser à qui il a affaire, même en cette ère des médias sociaux. Aussi, bien que les trois quarts de Rage Against The Machine étaient en ville, à savoir Tom Morello (guitare), Tim Commerford (basse) et Brad Wilk (batterie), accompagnés de Chuck D et DJ Lord (Public Enemy), ainsi que de B-Real (Cypress Hill), la foule ne s'était pas déplacée en grand nombre. Aucun chiffre officiel n'a été donné, mais selon notre évaluation, il y avait environ 2500 personnes. Ceci n'a nullement intimidé les vétérans, qui ont donné un concert électrisant. 

Après une introduction nettement trop longue de DJ Lord, les six compères sont apparus sur les planches, brandissant bien haut leur poing revendicateur. Ils ont ouvert sur une solide version de Prophets of Rage et la foule ne s'est pas fait prier pour embarquer : chacun s'est levé, oscillant la tête au rythme de la pièce. La complicité n'a fait que s'accentuer durant les interprétations enlevées de Guerrilla Radio et de Bombtrack.

La section rythmique de Wilk et Commerford était en béton, tantôt lourde, tantôt assurant un groove funk. Morello, pour sa part, était toujours aussi impressionnant à la guitare, avec son doigté unique. Il a le don de faire parfois beaucoup avec peu, pour ensuite proposer des envolées denses et virtuoses. Take the Power Back a fait partie des moments forts, tout comme Bullet in the Head et Know Your Enemy, où l'on a senti le toit du Centre Vidéotron lever...

Certains titres rap, même s'ils étaient habilement remaniés, ont eu moins d'impact. En revanche, les chansons de Rage Against The Machine frappaient dans le mille, même s'il fallait se faire à l'idée que ce n'était pas Zack de la Rocha qui les rendait. Cela dit, nul doute que B-Real et Chuck D ont fait un très bon boulot. Ils ont d'ailleurs pris le temps de descendre dans la foule, à mi-parcours, pour un medley rap efficace.

Pareil spectacle où il est question de revendications n'aurait pas été complet sans quelques discours. «Le message est simple : réveillez-vous!» a lancé B-Real. Morello, de son côté, a souligné qu'une partie des profits de la soirée serait remise à un organisme communautaire de Québec. «Le monde ne se changera pas par lui-même, ça passe par vous», a-t-il ajouté.

C'est sur la toujours puissante Killing in the Name - qui a achevé de gonfler les spectateurs à bloc - que s'est achevé le concert, tandis qu'une banderole «Make Canada Rage Again » est apparue.

Un passage des plus appréciés, donc, qui laisse entrevoir un avenir prometteur pour le supergroupe, s'il sait pondre d'autres titres originaux comme son The Party's Over, qui a passé le test de la scène...

Wakrat et Awolnation

Le bassiste Tim Commerford s'est chargé d'ouvrir le bal avec son trio Wakrat devant une foule anémique : environ un tiers du parterre et à peine quelques sièges réservés... Les titres fougueux, à teneur hardcore, se sont succédé, plusieurs faisant mouche. Au chant, Commerford est limité, ce qui a pu paraître sur certaines pièces, mais du reste, le band avait le ton juste pour s'arrimer au répertoire de Prophets of Rage.

Awolnation a pris le relais. Proposant une introduction instrumentale réussie, la troupe d'Aaron Bruno a mis de l'avant son répertoire lourd, qui flirte autant avec le rock que l'électro, la pop accrocheuse ou même les ballades. Pas sûr qu'un solo de batterie était la meilleure des idées, mais on ne pouvait pas reprocher à la formation de ne pas être synchro ou énergique. Les Sud-Californiens ont fait réagir les spectateurs à quelques reprises, achevant la performance sur le hit Sail.

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