Le «piano à Delvina» devient public

Irène Roy, une ancienne comédienne et ex-professeure à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Irène Roy, une ancienne comédienne et ex-professeure à l'Université Laval, a fait don du piano de sa grand-mère Delvina au Grand Théâtre pour qu'il devienne un instrument public.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Après avoir vu plusieurs membres de la famille Roy-Jolicoeur faire vibrer ses touches depuis trois générations, le «piano à Delvina» connaît une renaissance en devenant un instrument public, accessible à tous, à proximité du Grand Théâtre.

«J'étais un peu triste de m'en départir, mais je crois que c'est extraordinaire comme seconde vie pour un piano que d'apporter de la joie aux gens de passage», lance Irène Roy, la généreuse donatrice, au sujet de l'instrument reçu en héritage de sa grand-mère Delvina, décédée en 1967.

À l'origine, l'ancienne professeure de théâtre de l'Université Laval désirait que son identité reste confidentielle. À la demande du Soleil, elle a toutefois accepté de lever le voile sur le passé de ce piano rouge qui a traversé les époques et initié plusieurs membres de sa famille à la musique. «Quand j'en parlais à des amis, ils me disaient que ce serait l'fun que les gens connaissent son histoire.»

C'est le grand-père de Mme Roy, J. Augustin Roy, qui l'offrit en cadeau à sa femme Delvina, née Jolicoeur, quelques années après leur mariage, célébré le 3 juillet 1906. «Ma grand-mère avait appris à jouer chez les Ursulines lorsque sa famille avait immigré à Augusta, dans le Maine. Elle avait alors 13 ou 14 ans», raconte-t-elle.

Le couple Roy-Jolicoeur a vécu un peu partout dans la Beauce avant de s'installer à Lévis, avec leurs huit enfants (trois sont décédés en bas âge). L'instrument a évidemment suivi. «Tous mes oncles et tantes ont appris à jouer sur ce piano. Mes deux filles aussi.»

Amoureuse des oeuvres de Bach et Schubert

Mme Roy, une amoureuse des oeuvres de Bach et Schubert, n'a jamais su l'âge exact du piano de marque Stanley. Elle compte sur un expert pour en apprendre davantage.

Retraitée depuis quelques années, Mme Roy croyait pouvoir se remettre à la musique «de façon sérieuse», mais l'idée de se départir de son piano, afin d'en faire profiter le plus grand nombre, a lentement fait son chemin lorsque son conjoint, Bernard Pelchat, un ex-employé aux communications du Grand Théâtre, lui a appris que l'institution cherchait à en acquérir un.

Depuis mardi, le piano à Delvina est donc accessible à tous les pianistes qui désirent montrer leur talent à la communauté, du côté de la rue Turnbull. Ils peuvent le faire de 9h à 22h, jusqu'au 2 octobre. «Je vais souvent au Grand Théâtre et au Club musical, alors c'est sûr qu'à chaque visite, je vais avoir la curiosité d'aller voir si quelqu'un joue...» souligne Mme Roy.

Ces dernières années, les pianos publics gagnent en popularité dans la capitale. On en trouve sur le parvis de l'église Saint-Roch, la 3Avenue dans Limoilou, sur l'avenue Maguire, dans Sillery, près du Domaine Maizerets et dans la rue Crémazie.

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