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Gaspé attend plus de 20 000 personnes au Festival Musique du bout du monde

Le groupe australien The Cat Empire sera au...

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Le groupe australien The Cat Empire sera au festival.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Le Festival Musique du bout du monde de Gaspé compte surfer sur l'affluence touristique dans la région cette année pour une 13e présentation à la hauteur celle de 2015, qui avait battu des records. Du 10 au 14 août, les organisateurs proposent un mélange de découvertes et de têtes d'affiche, dont des pointures internationales. Ils ont un objectif en tête : atteindre la rentabilité malgré une programmation ambitieuse et des subsides publics plus rares.

Le groupe australien The Cat Empire occupera le chapiteau le samedi soir. «On est fiers de les avoir, c'est un groupe établi sur la scène internationale. On s'accroche à une tournée canadienne. Et comme c'est de la musique du monde, un mélange de ska, de reggae, de jazz et de rythmes latins, ça cadre en plein dans la mission du festival», dit Martin Roy, responsable de la programmation.

Le duo de hip-hop Radio Radio sera de retour au Festival après un passage remarqué à l'édition 2010. «Ils commençaient. On ne leur avait pas donné une scène à leur niveau. Ils avaient joué dans les bars. Ça avait été la folie», se rappelle M. Roy. Cette année, Radio Radio sera suivi sur scène par DJ Champion et ses G-Strings, pour une soirée où les festivaliers «ont besoin d'avoir un bon cardio», dit M. Roy. 

Les Cowboys Fringants concluront une autre soirée sous le chapiteau. «C'est LE groupe québécois qui attire les foules», estime M. Roy, qui les courtisait depuis trois ans. Ils seront précédés sur scène par le groove électro de Poirier Migration Sound System et les rythmes d'Haïti de Vox Sambou.

De nombreux spectacles gratuits auront lieu sur la rue de la Reine, réservée aux piétons pour l'occasion. Kiran Ahluwalia, «une Canadienne qui fait le tour de la planète» interprétera ses compositions ancrées dans la musique traditionnelle indienne. Le bluesman Steve Hill et sa prestation d'homme-orchestre ainsi que l'auteur-compositeur-interprète Shauit, qui chante en innu, seront aussi à Gaspé.

Au lever du soleil

Il est déjà trop tard pour réserver sa place au duo féminin Milk & Bone, qui offrira le traditionnel spectacle au lever du soleil dans le parc Forillon. Une expérience prisée des festivaliers, même si elle commence à 5h du matin.

Des artistes de rue envahiront le centre-ville, dont ceux de ZØgma, qui mélangent gigue et percussions corporelles, au plus près des festivaliers. Les visiteurs pourront aussi voir des artistes-athlètes de Parkour, qui utilisent le mobilier urbain pour des démonstrations alliant acrobatie et danse.

Depuis trois ans, le Festival a multiplié les initiatives pour accroître ses revenus autonomes, qui atteignent maintenant 70 % de son budget, y compris les commandites. Cette démarche enclenchée en 2014 a été rendue encore plus nécessaire par les coupes gouvernementales qui ont fait mal à bien des événements. «On a été chanceux. Il y a eu une crise, mais on était déjà dans un autre mode», dit le directeur général Stéphane Brochu.

Macaron «Complice»

Le dernier Festival a attiré 22 000 visiteurs uniques. De ce nombre, seulement 3000 ont acheté des passeports ou des billets. Les autres profitent des dizaines de spectacles gratuits et de l'animation de rue. Les organisateurs veulent convaincre une partie de ces festivaliers d'acheter un macaron «Complice» au coût de 10 $, qui leur donne accès à divers privilèges et rabais. 

Pour accommoder la clientèle vieillissante et les commanditaires, le Festival offre aussi des «estrades confort» et des accès à une zone V.I.P., facturés plus chers que le passeport normal.

Les organisateurs tentent de multiplier leur présence sur le terrain grâce à des activités hors centre-ville comme une «épluchette de crevettes» à Rivière-au-Renard et des concerts dans les résidences pour personnes âgées du secteur.

Le quart des festivaliers sont des touristes. Ils passent en moyenne plus de deux jours à Gaspé. Plus de 10 000 nuitées sont enregistrées pendant le festival. «On n'a pas 10 000 chambres d'hôtel, mais beaucoup couchent chez des amis, de la parenté, en camping...», dit M. Brochu.

En 2015, le Festival a subi des coupes de près de 120 000 $ et a terminé avec un déficit de 42 000 $ sur un budget d'un million, épongé grâce au bas de laine de l'organisme. «Cette année, on ne peut pas se permettre un autre déficit, dit M. Brochu. Il faut espérer du beau temps et que les gens adhèrent au macaron à 10 $. Ça va nous indiquer si on continue le développement, si on continue à s'enraciner dans la communauté.»

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