Tornade punk rock au Festivent

Dexter Holland, le leader de la formation californienne,... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Dexter Holland, le leader de la formation californienne, a lancé la tornade de hits avec l'immense succès Come Out and Play. The Offspring a concentré ses efforts sur la musique, et on peut dire que le groupe a fait mouche.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / En débarquant sur la scène du Festivent, samedi soir, les gars de The Offspring n'avaient pas une minute à perdre: armés d'une redoutable liste de succès, ils sont passés comme une tornade dans le parc Champigny de Lévis.

Arrivés sur scène à 21h50, repartis à 23h05, les Californiens ont livré une vingtaine de chansons devant une foule qualifiée de «record» par les organisateurs du Festivent. Et un public de surcroît bien décidé à faire la fête et à assumer sa nostalgie punk rock.

Le niveau d'énergie était déjà bien haut quand les premières notes de l'immense succès Come Out and Play, troisième au programme, ont retenti sous les acclamations. Le crescendo ne faisait que commencer pour les fans.

Et les vétérans punks rockers semblaient aussi contents d'être là, même s'ils ont d'abord eu davantage de bons mots pour Québec que pour Lévis. «Bonsoir les Québécois!» a crié le chanteur Dexter Holland, avant de se lancer dans un dialogue avec le guitariste Noodles. «C'est bon d'être ici, avec Québec juste de l'autre côté du fleuve...», ont-ils observé.

Avouant candidement souffrir d'une gueule de bois parce qu'il avait trop bien souligné la journée internationale de la bière la veille, le guitariste à la chevelure zébrée en a profité pour vanter la tradition brassicole de la vieille capitale. «C'est là qu'a été fondée la première brasserie du Canada... Il n'y aurait pas de bière au pays si ce n'était des Québécois!» a-t-il déclaré. Si les Lévisiens leur en tenaient rancune, ils les ont sans doute pardonnés en fin de parcours lorsque Noodles a lancé: «On vient à Québec depuis 20 ans et vous êtes sans aucun doute le meilleur public qu'on a eu!»

Outre un chouette interlude où ils ont harangué la foule, l'invitant à reprendre en choeur un passage particulièrement percutant de Bad Habit - que nous ne nous risquerons pas à traduire ici! - et un autre où Noodles a vanté le sex-appeal du public - «je pourrais descendre de scène et faire l'amour à chacun de vous!» a-t-il «sensuellement» hurlé -, The Offspring a concentré ses efforts sur la musique. Et on peut dire que le groupe a fait mouche en montant un menu généreusement garni de hits.

Dexter Holland et ses complices ont bien joué la récente Coming for You, parue l'an dernier. Mais ils n'ont certainement pas boudé leurs vieux succès: Smash, Gotta Get Away, All I Want, Gone Away (entamée par un Dexter Holland seul au piano), Pretty Fly (For a White Guy), Why Don't You Get a Job? et Self Esteem (servie au rappel devant un parterre qui semblait monté sur des ressorts), ont particulièrement ravi un public gagné d'avance, mais jamais tenu pour acquis par les musiciens.

Mute

Comme elle l'avait fait sur les plaines d'Abraham en 2012, la formation Mute a une nouvelle fois réchauffé de fort efficace manière la foule pour The Offspring. Les punks rockers de Québec viennent de renouer avec la scène, après une pause qui leur aura permis d'enregistrer un quatrième album, attendu cet automne. Et selon ce qu'on a vu samedi, ils sont dans une forme dangereuse... Et ils sont loin de s'être assagis, malgré le fait que leur groupe atteint cette année l'âge de la majorité.

Au fil d'un programme bien tassé de près d'une heure, le quatuor a mitraillé ses airs aussi pesants que sautillants, mordant du coup dans quelques chansons toutes neuves («on se permet de casser du nouveau stock parce qu'on est en famille», ont-ils plaidé) et offrant de sympathiques clins d'oeil: quelques notes en hommage à l'album Smash de The Offspring - qui leur donne, semble-t-il, «envie de défoncer du gyproc» - et leur toujours sympathique version de To be With You de Mr. Big.

Le Festivent se termine dimanche avec la présentation de la soirée électro Life in Color, qui avait connu un franc succès l'an dernier. Les DJ se succéderont sur scène dès 18h et à mesure que la soirée avancera, la foule de danseurs prendra des couleurs puisqu'elle sera aspergée de jets de peinture et de confettis.

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