Nicolas Pellerin renouera avec Québec

Si Fred est d'abord conteur et Nicolas d'abord... (Photothèque Le Soleil)

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Si Fred est d'abord conteur et Nicolas d'abord musicien, les deux frangins partagent un amour de la tradition, une tradition que Nicolas se targue de servir dans une facture moderne.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Après avoir vécu toute une expérience avec son frère Fred sur les plaines d'Abraham lors du Festival d'été de Québec, Nicolas Pellerin renouera avec la capitale à l'occasion des Fêtes de la Nouvelle-France. Avec ses Grands Hurleurs Stéphane Tellier et Simon Lepage, il présentera son «électrotrad» le 6 août au parc de l'Artillerie.

«Les Plaines, c'était un méchant buzz!» lance-t-il spontanément en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «Il y avait du monde sans bon sens et, en plus, les gens pensent que moi et Fred, on fait plusieurs spectacles ensemble, mais ce n'est pas le cas. En fait, c'était notre premier spectacle complet ensemble depuis l'époque où nous jouions ensemble dans les bars quand nous étions plus jeunes», avoue-t-il.

«Moi et Fred avons fait un disque ensemble il y a 10 ans, mais nous n'avons pas fait de tournée pour cet album. J'ai déjà fait sa première partie, nous avons fait Mille après mille avec Céline, mais à part les Plaines, jamais de show complet. Et en plus, il y avait la chorale de Saint-Élie-de-Caxton, comme un genre de village gaulois qui débarquait à Québec. C'était unique.»

Car Nicolas Pellerin n'a aucun problème à être encore, pour certains, «le frère de l'autre». «C'est mon frère, qu'est-ce que tu veux que je fasse! lance-t-il d'ailleurs en riant, ajoutant plus sérieusement qu'il est le premier admirateur de Fred. «Alors, ça me fait toujours plaisir d'être associé à lui.»

Se faire un prénom

Après trois Félix, sept années avec ses Grands Hurleurs précédées par quatre avec l'ex-Bottine Souriante Yves Lambert et son Bébert Orchestra, Nicolas Pellerin commence cependant à se faire un prénom.

«Les gens viennent de plus en plus nous voir, car ils savent qu'on fait de la bonne musique, pas seulement parce qu'ils sont curieux de voir le frère de Fred. Même que cette année, dans un festival à Joliette, une dame est allée voir Fred et lui a demandé si c'était vrai qu'il était le frère de Nico Pellerin! Disons que ça fait une fois, contre 1 500 000 fois que je me fais demander si je suis le frère de Fred!»

Si Fred est d'abord conteur et Nicolas d'abord musicien, les deux frangins partagent un amour de la tradition, une tradition que Nicolas se targue de servir dans une facture moderne. «On pige dans le répertoire du domaine public et on le réarrange, on fait éclater les standards du trad», illustre-t-il.

Sources d'inspiration

Pour y arriver, Nicolas Pellerin a la chance d'avoir accès depuis 10 ans à une mine de pièces traditionnelles sous la forme d'une collection de 911 chansons enregistrées à Shawinigan, à Shawinigan-Sud et à Saint-Élie dans les années 60, chansons dans lesquelles il puise son inspiration. 

«On m'a donné cette collection, et ce qui est fantastique, c'est que je l'écoute au complet aux trois ans et qu'à chaque fois il me poppe des chansons qui ne m'avaient pas frappé les premières fois», explique-t-il.

Nicolas Pellerin peut aussi compter sur ses admirateurs pour lui fournir de nouvelles sources d'inspiration. «L'été passé, à Rivière-du-Loup, une dame est arrivée dans ma loge et elle avait écrit les paroles d'une chanson traditionnelle à la main. Elle me l'a chantée et je l'ai enregistrée avec mon cellulaire», poursuit-il en ajoutant que des situations semblables se produisent de plus en plus souvent.

Entre la rivière et le bois et Fleur de Lison, qui figurent sur son dernier album, sont d'ailleurs deux de ces pièces qu'une autre dame lui a chantées dans sa loge après un spectacle en Bretagne. «Un lien spécial s'est alors créé avec elle, elle m'a un peu amené dans son univers», poursuit Nicolas Pellerin.

Au cours du même périple dans le nord-ouest de l'Hexagone, Nicolas Pellerin a aussi «mis la main» sur Filles de l'Orient, que le guitariste breton Nicolas Kervazo s'était mis à chanter au petit matin. «Il a commencé à chanter ça et tous les Bretons se sont mis à danser une danse traditionnelle. J'en ai eu des frissons. Je lui ai demandé la permission de la reprendre et de l'arranger.»

À la recherche du grand chelem

Des quatre albums que Nicolas Pellerin a lancés jusqu'à maintenant, un seul n'a pas remporté le Félix du meilleur album traditionnel : ¾ fort, paru en novembre, et qui sera admissible lors du prochain gala en octobre.

«Je suis encore en tournée pour cet album, et quand on sait que mes deux premiers ont remporté un Félix, de même que celui que j'ai fait avec Fred, je me croise les doigts pour cette année. J'aimerais bien ça remplir les buts!» illustre le deuxième Caxtonien le plus connu au Québec.

Fred et Nicolas en 2008, Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs en 2010 et Petit grain d'or en 2012 ont en effet permis à Nicolas Pellerin de ramener chez lui autant de petites statuettes dorées. 

Les trois se retrouvent aujourd'hui sur le piano de sa grand-mère maintenant installé dans son studio, une belle façon de boucler la boucle quand on connaît l'histoire familiale des Pellerin. 

«Ce piano, c'est celui sur lequel mes tantes jouaient lors de tous les partys de famille quand j'étais petit. Ma grand-mère est décédée et, quand ma tante a vendu la maison, c'est moi qui ai hérité de ce piano», raconte l'artiste qui continue de faire revivre cette tradition familiale à travers ses chansons.

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