Céline Dion en quelques confidences

«J'étais nerveuse ce soir, et j'espérais que les... (La Presse Canadienne, Graham Hugues)

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«J'étais nerveuse ce soir, et j'espérais que les gens seraient chauds, mais honnêtement, j'ai quand même fait beaucoup de spectacles ici, au Québec, et jamais je ne me serais attendue à un public comme ça ce soir. Ce n'est pas que je m'attendais à moins des gens d'ici, mais c'était fou», a confié Céline Dion après son concert de dimanche soir au Centre Bell.

La Presse Canadienne, Graham Hugues

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Caroline St-Pierre
La Presse Canadienne
Montréal

Après un spectacle haut en émotions, dimanche, le premier de sa série de 10 concerts prévus au Centre Bell à Montréal, Céline Dion a pris un moment pour rencontrer la presse, sur le parterre de l'amphithéâtre.

Vêtue confortablement d'un ensemble qu'elle a elle-même décrit comme un «pyjama et des pantoufles», la chanteuse a passé environ une heure et demie à se confier aux journalistes.

«Vous savez tout sur moi!» a-t-elle même lancé après avoir longuement répondu à une vingtaine de questions. Tout? Peut-être pas, mais voici quand même quelques-unes des confidences de la chanteuse, qui semblait très heureuse du spectacle qu'elle venait de donner.

Sur son état d'esprit actuel

«Je me sens bien. Les choix que j'ai faits dans le passé, j'en suis très fière. Les choix que je fais maintenant, au jour le jour, je les assume pleinement. J'ai du bagage pour le restant de ma vie. Je fais ce métier maintenant parce que je l'aime. [...] J'avais toujours l'impression au début de ma carrière, surtout, d'avoir à prouver à l'industrie, à mes amis, à ma famille, à moi-même qu'on pouvait le faire, que ça pouvait marcher. Maintenant, c'est plus que ça. Je ne suis pas obligée de le faire. Et c'est depuis que je ne suis plus obligée de le faire que j'ai envie de le faire. Et c'est depuis que je ne suis plus obligée de le faire et que j'ai envie de le faire, que j'ai le bonheur de faire des erreurs.»

Sur le premier spectacle au Centre Bell

«Évidemment, comme pour chacun des spectacles que je fais, il y a toujours un peu de nervosité. Je me dis que quand la nervosité ne sera plus là, ça n'en vaudra plus la peine. C'est que c'est mort, finalement, il n'y a plus rien qui t'émeut, qui te fait vibrer. J'ai été nerveuse. J'espérais un accueil chaleureux, sans prétention, surtout que la dernière fois [que je suis venue au Québec, pour les funérailles de René Angélil], c'était dans des temps glacés, durant l'hiver où c'était très froid et avec un malaise immense, une perte indescriptible. [...] J'étais nerveuse ce soir et j'espérais que les gens seraient chauds, mais honnêtement, j'ai quand même fait beaucoup de spectacles ici, au Québec, et jamais je ne me serais attendue à un public comme ça ce soir. Ce n'est pas que je m'attendais à moins des gens d'ici, mais c'était fou.»

Sur la force qui lui a permis de traverser les épreuves

«Au départ, je viens d'une famille très forte, mes parents ont lutté très fort, c'étaient des battants, ils ont élevé 14 enfants. On n'a jamais manqué de rien, on est quand même des gens du Québec. On est des gens forts, des gens qui ont envie de réussir, des gens fiers. Honnêtement, René et moi [...], on était toujours 50-50, on partageait toujours les idées, tout. Il me disait toujours qu'on était un team, "fifty-fifty". J'ai l'impression qu'avec son départ il m'a donné son 50 pour cent. Alors, je suis comme devenue tout entière. Il m'habite et ça m'a vraiment donné un fil conducteur, une stabilité émotionnelle.»

Sur les conflits et la haine qui déferlent dans le monde

«Je pense que ça se doit d'être important pour nous tous. Nous habitons tous la Terre, nous avons des enfants, nous avons perdu des gens qu'on aime. On ne peut pas vivre dans la peur. J'ai voyagé dans le monde, vous l'avez sûrement fait aussi, et je dois vous dire que j'espère que notre coin de pays restera aussi beau qu'il l'est. Est-ce possible que depuis mon arrivée avec mes enfants [au Québec], que je me sente plus en sécurité? Est-ce que c'est parce que je viens d'ici ou est-ce que c'est parce que c'est vraiment vrai? Il ne faut pas vivre dans la peur, mais elle existe. Il faut en être conscient. On se doit de prier, on se doit de méditer, on se doit de croire que ça ira mieux.»

Sur une possible après-carrière au cinéma

«Rien n'a encore été signé. On en parle depuis presque dix ans maintenant, je pense, que j'ai envie de faire du cinéma. C'est sûr que je vais faire du cinéma. Mais je pense que je vais être meilleure quand je vais être plus vieille. Il me semble que je me vois, une bonne vieille actrice. Je veux en profiter pour chanter pendant que je suis encore capable de bouger [...], mais j'ai l'impression que quand je vais être plus vieille, il va m'arriver quelque chose, peut-être pas dans la chanson, probablement au cinéma. C'est sûr que c'est quelque chose que j'ai envie de faire.»

Sur les derniers moments de René Angélil

«Son départ a été dur. Mais honnêtement, la vie a été bonne et ça s'est passé dans les meilleures circonstances possible. Ç'aurait pu être très dramatique, ç'aurait pu être devant les enfants. Il m'a appelée, j'étais en spectacle ce soir-là. René ne m'appelait pratiquement jamais, surtout les trois dernières années. Un malaise de parler, entre autres. Alors il m'appelle le soir et il me dit : «Je veux juste te dire que je t'aime, que je te souhaite un bon show.» Je lui ai dit : «Moi aussi je t'aime, mon amour; je te vois tantôt, bye.» Ça a été la dernière fois que je l'ai entendu. L'homme de ma vie a cessé de souffrir, ça a été dur, mais je remercie quand même le ciel.»

Sur ses petits bonheurs au Québec

«Il n'y a pas de gazon à Vegas doux comme celui qu'on a ici. Ici, le gazon est tout frais, le sol est humide, il y a une fraîcheur, les arbres sont verts. Je vis dans le désert, alors j'ai des couleurs un peu terre. J'arrive ici, tout est vert. Ça vient te chercher, pour moi c'est presque de la méditation. Ma famille [qui habite] près, ma mère qui vient prendre son thé, voir mes enfants courir... Honnêtement, quand j'arrive ici, je profite de tout ce que j'aime, des patates frites graisseuses, des vrais hot dogs "steamés", St-Hubert BBQ, Schwartz, Dic Ann's, la poutine, toutes ces petites choses qui ont l'air banales.»

Sur sa relation avec son fils René-Charles

«René-Charles a [une connaissance] de la musique incroyable. J'écoute vraiment ses commentaires. Ça ne veut pas dire qu'il a toujours raison, mais j'aime beaucoup la communication du teenager avec sa mère. Tant qu'il m'appelle, qu'il me laisse des messages, qu'il me texte, qu'il vient voir le show, je me dis : "Ayoye, c'est cool, il n'est pas parti, il est avec moi." Quand mon fils est là, je veux l'impressionner. [...] Des fois, je me dis : "Je ne sais pas s'il trouve sa mère cool." Ça ne me tente pas de lui demander : "Tu me trouves-tu cool?" Ça ne me tente pas d'aller là, mais il vient [au spectacle], donc il doit être fier quand même. S'il était gêné, il ne viendrait pas.»

Sur la possibilité qu'elle revienne s'installer au Québec

«Je voudrais éviter la question parce qu'Aldo [Giampaolo, son gérant] va capoter. L'avenir est devant nous, tout est possible, je nous le souhaite. Disons qu'il n'y a que deux jours dans l'année où il n'y a rien qu'on puisse faire, où on ne peut rien décider : hier et demain. Alors aujourd'hui, tout est possible.

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