Grease: trop peu sous la brillantine

Jason Roy Léveillée est un Danny Zuko convaincant,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Jason Roy Léveillée est un Danny Zuko convaincant, à l'aise en danse, qui ose des moues et des mouvements à la Travolta, sans trop appuyer la chose.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Si Grease a une aura de brillantine bien assumée, il porte aussi tout un magma d'émotions adolescentes. Malgré une scénographie scintillante et plusieurs personnages bien campés, on s'ennuie toutefois d'Olivia Newton-John, des petites étincelles et des chansons originales en anglais du film de 1978 devant la version présentée par Juste pour rire.

On ne peut pas dire que ça manque d'entrain, mais les scènes parlées manquent cruellement de rythme. Les chansons, bien livrées vocalement, sont assorties de chorégraphies pétillantes et bien menées. Les décors - cases, estrades, snack bar, salle de bal - sont aussi rétro et débordants de couleurs qu'on pourrait le souhaiter. 

Mais Annie Villeneuve fait une Sandy bien fade, surtout par rapport aux autres interprètes féminines très en voix et excellentes actrices. Marilou Morin fait une magnifique Rizzo, mordante à souhait, alors qu'Isabelle Giroux (Marty), Gabrielle Fontaine (Frenchy) et Marie-Claude St-Laurent (Jan) incarnent des Pink Ladies franchement drôles et attachantes. Elles ont l'art de placer un geste, un regard, un pas de danse pour aider à mieux saisir leur personnalité bien affirmée. Tout le contrainte de Villeneuve, qui semble coincée dans un corset trop petit et dont la voix, lorsqu'elle joue, sonne creux. Son chant juste ne suffit malheureusement pas à nous la rendre attachante et à nous faire croire aux émotions qui s'agitent en elle.

Jason Roy Léveillée est un Danny Zuko convaincant, à l'aise en danse, qui ose des moues et des mouvements à la Travolta, sans trop appuyer la chose. Philippe Touzel s'en sort aussi très bien en Kenickie, l'amoureux frondeur de Rizzo.

En entendant chanter des lignes comme «Retourne au high school» ou «Le plus magique des pièges à chicks», on se demande s'il était vraiment nécessaire de traduire en français la plupart des chansons. Seuls quelques titres, dont You're the One that I Want, Hopelessly devoted to You et le refrain de Tell Me More ont été conservés dans la version que les spectateurs peuvent fredonner à l'unisson. Pour une oeuvre au tel potentiel nostalgique et participatif, c'est dommage.

L'avalanche de cabotinage n'aide pas non plus à s'accrocher au récit. Lorsque Annie Villeneuve décroche pour glisser qu'elle a une soeur (dans la vie) ou que Jason Roy Léveillée change «Tell Me More» pour «Change de bord» pour déplacer des comédiens, on se demande franchement ce que ça amène. Le prélude livré par la professeure d'anglais (excellente Monik Vincent) et les intermèdes comiques avec les personnages secondaires sont mieux réussis - et moins futiles.

Grease est présenté jusqu'au 24 juillet à la salle Albert-Rousseau.

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