The Wall, format voyage

Uniforme, bandeau au bras et casquette placent entre... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Uniforme, bandeau au bras et casquette placent entre autres l'esthétique qui teinte tout le spectacle.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) CRITIQUE / Il fallait une certaine audace pour présenter The Wall dans de petites salles avec une troupe québécoise, après la grande tournée de Roger Waters qui a culminé sur les Plaines en 2012 et avant la version opéra qui soulignera le 375e de Montréal l'an prochain. Le célèbre opéra-rock conquiert toutefois les fans, peut importe son habillage.

The Wall Theatre Experience, un projet de Richard Petit et Michel Bruno, reprend l'oeuvre de Pink Floyd avec une volonté assumée de rendre hommage à la version originale, avec plusieurs références au spectacle présenté à Berlin en 1990. On est loin du débordement de prouesses techniques de la tournée de Waters, «un festin d'images et de décibels, de contenu politique et de moments gorgés d'émotions», pour reprendre les mots du collègue Nicolas Houle.

Il s'agit toutefois d'une manière d'avoir accès aux chansons en spectacle. Ce n'est ni l'édition de luxe ni le manuscrit original, mais un format pratique qui voyage bien. La preuve, le spectacle amorce une tournée aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne au cours de la prochaine année.

Trop-plein

L'interprétation est chargée d'émotions, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons. Michel Bruno, qui assure la direction musicale et agit comme guitariste principal, enchaîne les mouvements de bassin en affichant un sourire victorieux, même dans les moments plus dramatiques, ce qui enlève un peu d'éclat à ses solos pourtant inspirés. Sébastien Lacombe est en général solide pour la voix de Pink, le personnage principal de The Wall, mais manque encore d'assurance dans ses mouvements, surtout lors des chorégraphies. Sylvain Auclair est plus à l'aise, se permettant même un semblant de tai-chi dans Money, alors que sa voix glisse parfois de la note. Musicalement, le crescendo fonctionne, la suite de pièces galvanise peu à peu la foule, contentée par l'hommage énergique.

On mentirait en vous disant avoir été ébloui par la mise en scène, même si l'effort est honnête. En intro, la voix de Vera Lynn entonnant Auf wiedersing sweetheart se faisait entendre dans les haut-parleurs pendant qu'étaient projetées des images d'archives de la montée du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. Uniformes noirs, bandeaux rouges au bras droit, casquettes et masques à gaz achèvent de placer l'esthétique qui teintera tout le spectacle.

Le mur, lui, est un échafaudage où sont juchés trois musiciens et par moments les deux choristes. L'écran qui les voile permet de projeter des images devenues emblématiques, comme les deux fleurs qui se pénètrent et s'entredévorent avant Empty Spaces, l'appartement de Pink  pour One of My Turns et Don't Leave Me Now (deux pièces qui écorchaient toutefois nos tympans), les avions qui zèbrent le ciel avant de se transformer en croix... L'image finale, lorsque le mur éclate, sur écran, alors que les chanteurs restent figés, poing levé, et que tombent des confettis, est plutôt réussie.

The Wall Live Theatre Experience est présenté jusqu'au 16 juillet et en supplémentaire le 15 octobre au Capitole de Québec.

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