Corey Hart en pleine possession de ses moyens

Le chanteur a entamé la soirée en français... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le chanteur a entamé la soirée en français s.v.p., en reprenant avec beaucoup de classe et d'intensité L'hymne à l'amour d'Édith Piaf, chanson qu'il avait d'ailleurs interprétée quelques jours plus tôt sur les Plaines lors du spectacle de la fête nationale.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Le Festival ComediaHa! n'aurait pu souhaiter une meilleure température, samedi, pour l'événement de clôture Sunglasses at Night mettant en vedette Corey Hart, au parc de la Francophonie. Un spectacle sous le signe de la nostalgie, oui, mais livré avec l'énergie juvénile d'un artiste encore en pleine possession de ses moyens.

Il y avait une bonne foule pour la (rare) visite à Québec de l'idole des adolescentes des années 80, mais honnêtement, on se serait attendu à encore plus de gens. Il y avait bien du monde dans l'enceinte du Pigeonnier, mais on était loin de se piler sur les pieds. Cela dit, ça n'a en rien affecté la grande qualité du spectacle, livré au quart de tour. Disons qu'avec tout le battage publicitaire qu'on a fait autour de l'événement, c'était juste un peu surprenant. Fin de la parenthèse.

Le chanteur a entamé la soirée en français s.v.p., en reprenant avec beaucoup de classe et d'intensité L'hymne à l'amour d'Édith Piaf, chanson qu'il avait d'ailleurs interprétée quelques jours plus tôt sur les Plaines lors du spectacle de la fête nationale.

«Je vais essayer de faire des petites jokes pour aller avec le concept de ComediHa!» a lancé en rigolant Corey Hart dans son toujours très bon français d'anglophone né à Montréal. Enchaînant avec un cover (Sweet Home Alabama), il a ensuite dédié une chanson de Coeur de Pirate (Crier tout bas) à son neveu Jonathan Picotte, qui s'est... enlevé la vie il y a à peine un mois. L'émotion était palpable, sur scène et dans le public.

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Il y avait une bonne foule pour la (rare) visite à Québec de l'idole des adolescentes des années 80, mais honnêtement, on se serait attendu à encore plus de gens au Pigeonnier.

Et c'est ensuite avec Boy in the Box qu'il a commencé la ronde (très attendue) de ses propres succès. La machine était alors vraiment sur les rails. Puis, celle qu'on attendait sur scène avec lui est arrivée, sa femme Julie Masse. Ensemble, ils ont évidemment chanté Là-bas (de Jean-Jacques Goldman), dont ils ont fait un duo il y a quelques années déjà.

Julie Masse a pour sa part offert son plus grand succès en carrière, la fameuse C'est zéro, chantée avec énergie par le public (l'auteure de ces lignes incluse), au grand bonheur de la chanteuse qui ne demandait que ça. Mentionnons que Julie n'avait pas chanté en solo depuis plus de... 20 ans, et que ça n'a pas paru une seconde.

Retour en 1985

Le grand moment d'émotion qu'on attendait est venu à mi-parcours, avec Everything in My Heart, que Corey Hart a dédié à tous ses fans. Avant de faire la pièce au complet (avec des images de jeunes filles d'il y a 30 ans pour illustrer la folie de l'époque), il en a fait quelques couplets au piano, invitant ses encore précieux fans à chanter avec lui... ce qu'ils ont fait à la perfection, entonnant les paroles mot à mot. «Tabarnak, vous allez me faire pleurer...», s'est-il exclamé, très ému. 

Parmi les autres succès de Corey Hart au programme (et qui n'ont pas pris une ride, on vous le souligne), notons Never SurrenderTell MeIt Ain't Enough, et la plus récente Black Cloud Rain.

Évidemment, au rappel, on a bien sûr eu droit à une Sunglasses at Night qui sonnait comme une tonne de brique... peut-être même un peu trop (bonjour la distorsion).

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En première partie, bien que le mariage puisse sembler étrange avec Corey Hart, les Denis Drolet étaient aussi là pour chanter.

En fin de parcours, le protégé de Corey Hart, Jonathan Roy (le fils de vous savez qui) est venu interpréter sa pièce Daniella Denmark, et le tout s'est terminé avec chaleur et en beauté avec l'addition de Kim Richardson, pour une très émouvante One, de U2.

Les Denis Drolet

En première partie, bien que le mariage puisse sembler étrange avec Corey Hart, les Denis Drolet étaient aussi là pour chanter, assistés à la «chorégraphie» par leur fidèle danseur Just-to-buy-my-love. C'est que les Denis possèdent un bon répertoire (ils ont trois albums à leur actif) de chansons tout aussi absurdes que leur humour, telles The Rong Long Vong and the Fung Thing Long SongYves Corbeil, ou l'incontournable Fantastique, livrée en fin de prestation. Sympathique.

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