Festival de la chanson de Tadoussac: la musique partout

Sur les bancs d'église ou sous la tente, sur un rocher tout près des baleines... (Photo Bertrand Lemeunier)

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(Tadoussac) Sur les bancs d'église ou sous la tente, sur un rocher tout près des baleines ou sur le trottoir pour surprendre les passants... La musique est partout à Tadoussac pendant son Festival de la chanson. La journée de samedi avait tout pour régaler les oreilles et user les chaussures dans le pittoresque village. Retour sur un parcours déambulatoire où la chanson a été célébrée à toutes les stations.

Musique au bord de l'eau

Avec des spectacles qui se déploient jusqu'aux petites heures du matin, les nuits peuvent être courtes à Tadoussac pendant cette fin de semaine musicale. Malgré quelques visages blêmes au village, les festivités reprennent dès midi avec un bon bol d'air frais. Le Tour de L'Islet combine une marche en nature et des prestations musicales qui ont le fjord et le fleuve comme arrière-plan. Le rappeur originaire de la Saskatchewan Shawn Jobin et l'auteur-compositeur-interprète Olivier Bélisle se sont prêtés au jeu en livrant des prestations entièrement acoustiques et sans micro, quitte à faire une petite pause pour laisser passer un bateau. Sympa!

Rêves américains dans la chapelle protestante

Difficile d'imaginer cadre mieux approprié que la chapelle protestante de Tadoussac pour laisser se déployer les Rêves américains de Thomas Hellman. Un cadre intime, du bois partout, une atmosphère un peu hors du temps et une acoustique parfaite : son mélange de récits et de chansons inspirés de l'histoire américaine s'est trouvé un écrin à sa mesure en fin de semaine.

Hommes-orchestres

Krismenn and Alem... (Photo Michel Pinault) - image 5.0

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Krismenn and Alem

Photo Michel Pinault

La rencontre a été brève, mais elle a fait son effet : le duo français Krismenn and Alem a captivé petits et grands festivaliers sur la promenade de Tadoussac samedi après-midi. Deux gars, deux micros et pas de limite! Sans les voir, on pourrait les croire à des bidouillages électros. Eh non! Ce sont plutôt eux les boîtes à rythmes. Nous n'avons pu accrocher que la fin de leur prestation. Juste assez pour avoir envie d'en entendre plus...

Beach party avec les soeurs Boulay

Les soeurs Boulay... (Photo Michel Pinault) - image 7.0

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Les soeurs Boulay

Photo Michel Pinault

Sur la scène de l'église de Tadoussac, Les soeurs Boulay ont confié samedi en fin d'après-midi vivre une «relation à long terme» avec le festival. Elles ont donc souligné leurs retrouvailles avec les lieux en rebaptisant leur deuxième album : 4488 de l'Amour est ainsi devenu 4488 de La plage

Sur la forme, elles ont respecté ce thème (bienvenu dans cette journée à la météo maussade) : looks de vacancières au facteur kitsch bien assumé, ballons de plage joyeusement mis à profit dans la festive Des shooters de fort sur ton bras. Sur le fond, elles sont demeurées elles-mêmes, offrant une prestation entière et sentie, précise dans les harmonies vocales (et les mouvements à l'unisson) et rigolote dans les présentations entretenant gentiment une image de rivalité entre soeurs. En prime : «une reprise d'une chanson ratée par son interprète originale», ont ironisé les demoiselles Boulay avant de remettre Pour que tu m'aimes encore de Céline Dion à leur main. Pas de doute dans leur cas, l'histoire d'amour se poursuit...

Juste du vrai chez Safia Nolin

Safia Nolin... (Photo Michel Pinault) - image 9.0

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Safia Nolin

Photo Michel Pinault

Le coeur grand ouvert dans ses chansons, une extrême transparence dans ses interactions avec le public. Safia Nolin remporte sans contredit la palme de l'authenticité. Et elle pourrait aussi revendiquer celle des contrastes : des compositions mélancoliques, voire carrément tristes, et des commentaires certes brouillons, mais souvent très drôles. 

«Sérieux, ça m'a fait vraiment peur!» a lancé l'auteure-compositrice-interprète quand une spectatrice lui a crié qu'elle ne l'entendait pas bien, dans un segment particulièrement intimiste. L'artiste, qui expose ses angoisses et son insécurité au grand jour, a suscité l'hilarité générale à ce moment. Avec la complicité de son guitariste Joseph Marchand - avec qui elle forme un efficace duo musical... et comique! -, elle a, surtout grâce à ses chansons, tissé une véritable connexion avec le public qui remplissait la salle Marie-Clarisse de l'Hôtel Tadoussac.

Danser avec Dumas

Notre heure de tombée n'était plus tellement loin quand Dumas est monté sur scène sous l'un des chapiteaux, alors que Yann Perreau, Keith Kouna et Francis Faubert s'activaient ailleurs. Soucieux de faire mentir la réputation de cette dernière soirée festivalière (les samedis sont, semble-t-il, plus tranquilles que les vendredis à Tadoussac...), Dumas s'est démené pour transformer son parterre en piste de danse : deux boules disco, un veston léopard, mais surtout, une énergie contagieuse (l'heure n'est pas encore venue de lui retirer son étiquette de bête de scène) et un don pour faire entrer les spectateurs dans le jeu. Au moment d'écrire ces lignes, il ne semblait pas être loin de réussir son pari. Si notre couverture des festivités s'est arrêtée avec Dumas, la soirée, elle, était loin d'être terminée : Galaxie, Zébulon, Cherry Chérie, DJ Poirier et le trio français Orlando, entre autres, étaient toujours attendus sur une scène ou l'autre du festival.

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