Festival de la chanson de Tadoussac: la folie en solo de Thomas Fersen

Thomas Fersen a captivé le public réuni vendredi... (Michel Pinault)

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Thomas Fersen a captivé le public réuni vendredi à la salle Marie-Clarisse de l'Hôtel Tadoussac.

Michel Pinault

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(Tadoussac) CRITIQUE/ Passer en quelques minutes des malheurs d'un dresseur de lions à l'éloge d'un grain de beauté, d'une déclaration d'amour à un chien qui pue à une guerre épique contre un moustique, à l'énumération de «compétences» plus ou moins prisées par le patronat à un historique personnel du french kiss. Pas de doute, Thomas Fersen était de passage vendredi au Festival de la chanson de Tadoussac. Livrée en tête-à-tête, sa douce folie a une nouvelle fois fait mouche.

La voix un peu traînante, mais l'imaginaire vif et les vers bien dégourdis, Thomas Fersen voyage léger ces jours-ci, le temps d'une courte tournée de spectacles qu'il offre seul au piano. Notre homme n'a pas besoin de plus pour captiver son public. Il l'a prouvé par le bouquet de chansons et de monologues envers qui ont à maintes reprises déridé le public réuni à la salle Marie-Clarisse de l'Hôtel Tadoussac.

Dans ce solo, le personnage singulier créé par l'auteur-compositeur-interprète français semble prendre encore plus d'ampleur. Dépouillés de musique, ses textes déclamés avec une verve certaine semblent prendre une autre dimension (La coccinelle, chantée sur son dernier album, mais récitée vendredi, en a donné un bon exemple). Le spectateur tend une oreille différente, peut-être un peu plus attentive, et se laisse doublement prendre au jeu de la rime qui coule et de l'image qui surprend. Et comme les mots de Fersen ne manquent ni de l'une ni de l'autre, l'expérience s'est avérée fertile et souvent franchement drôle.

Sept jours en mai

Un peu plus tard, de nombreux festivaliers ont répondu vendredi à l'invitation du collectif Sept jours en mai, qui se produisait juste à côté à l'église de Tadoussac. Vrai que le concept est rassembleur et l'affiche bien garnie. Michel Rivard, Mara Tremblay, Éric Goulet, Luc De Larochellière, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies présentent dans ce concert le fruit de leurs créations communes, immortalisées sur disque l'automne dernier.

Visiblement, le groupe a eu du plaisir dans la concrétisation de ce qui a été décrit comme un «trip de gang». Les musiciens passent d'un instrument à l'autre, les plumes et les voix se mêlent, les présentations humoristiques font contrepoids à la teneur généralement plus douce des chansons. À cause de notre heure de tombée, nous avons dû partir avant la fin... Mais selon ce qu'on a pu voir, le plaisir a été contagieux à Tadoussac.

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