Robby Johnson: pour l'amour du country

Autrefois représentant sur la route, Robby Johnson -... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Autrefois représentant sur la route, Robby Johnson - Sylvain Robitaille de son vrai nom - considérait la musique comme un passe-temps. Il fréquentait des soirées karaoké et composait des chansons pour des anniversaires, des baptêmes ou autres occasions spéciales. Il était le seul à ne pas voir son talent.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Lorsqu'il a décidé de tenter sa chance comme chanteur country, il y a quelques années, Sylvain Robitaille a quitté la Rive-Sud de Québec pour s'établir à Nashville avec sa famille. Il est devenu Robby Johnson et, maintenant, peu importe dans quel sens il passe la frontière canado-américaine, on lui dit: «Welcome back».

Après être passé à l'émission de David Letterman et avoir fait la première partie de Keith Urban au festival d'été l'an dernier, il a lancé cet hiver un premier album, Don't Look Back, qui fait bonne figure sur le palmarès country américain.

Il y a cinq ans, il était toutefois représentant sur la route. La musique était un passe-temps, un talent qu'il exerçait dans les soirées karaoké et les réunions familiales. Même s'il tirait des larmes à toute la parenté en composant des chansons pour les baptêmes, les 50e et autres occasions spéciales, le petit gars de la Beauce était le seul de son entourage à ne pas voir son talent.

«Ma carrière a commencé avec un cadeau de Noël de ma conjointe et de la belle-famille. Ils ont passé le chapeau pour me payer une séance d'enregistrement à Montréal pour faire un démo», indique Robby Johnson. Il enregistre I'll Be There (Rockin' & Rollin') et la diffuse sur les réseaux sociaux.

«Plusieurs personnes ont communiqué avec moi, dont des gens de Nashville qui avaient travaillé avec Faith Hill, Elton John, Tim McGraw.» Le chanteur se met à multiplier les allers-retours Québec-Nashville et à croire de plus en plus à la possibilité de changer de carrière.

«Je n'ai pas fait 10 ans de bar, je n'avais aucune expérience. Je leur ai dit que c'était eux qui allaient m'en montrer. Ils ont aimé mon approche. Il y a une personne de Sony qui m'a dit: "Si tu veux que ça fonctionne, il faut vraiment que tu montres ton engagement et que tu déménages à Nashville." C'est là qu'on a décidé de faire le saut», raconte-t-il.

Toute la famille a fait ses bagages et s'est installée à Franklin, à 20 milles de Nashville. L'aînée, qui a maintenant 14 ans, a pu poursuivre le patinage artistique et, comme son petit frère, a appris l'anglais. «Il faut dire qu'à Nashville, il y a des gens qui viennent de partout dans le monde. Nissan a un siège social, dont il y a beaucoup d'Asiatiques. Les écoles sont habituées de recevoir des étrangers», note Robby Johnson.

Nouvelle culture

La communauté de Nashville - amicale, toujours prête à aider et très croyante, décrit Johnson - les a adoptés . «La prière avant les repas, c'est quelque chose qu'on ne faisait pas au Québec, mais on a commencé et même si on ne fait pas vraiment la même prière que les autres, ça fait du bien.»

Musique de coeur

La grande famille du country est à l'image de la ville américaine. «Le country, c'est une musique de coeur, c'est très terre à terre, c'est familial», souligne le chanteur. Il est allé cogner à plusieurs portes pour se faire offrir des chansons pour son premier album, a raconté son histoire, a conquis le coeur des compositeurs et a lui-même écrit et composé cinq chansons.

Robby Johnson y chante l'amour, la famille, la solidarité. «Don't Look Back dit de regarder toujours en avant, même s'il y a des creux dans la vie. Si on s'arrête, on se fait dépasser par d'autres et on disparaît», raconte-t-il. Dans I Ain't the Guy il tient le discours du gars droit, qui refuse de jouer les mauvais garçons, alors que Moment parle de ces moments magiques qu'on voudrait capturer. «C'est lumineux. Il n'y a rien de lourd», note-t-il.

Le chanteur rentre au bercail pour quatre spectacles au Capitole, pour nous raconter son histoire et chanter ses chansons et celles de ses idoles - Elvis, Johnny Cash, Garth Brooks. Même s'il est définitivement établi à Nashville, il n'a pas fini de voyager. «Je sais que j'ai beaucoup de fans en Australie. On va sûrement aller faire un tour là-bas», lance-t-il avec un sourire.

***

Vous voulez y aller?

  • Qui: Robby Johnson
  • Quand: de mercredi à samedi, à 20h30
  • Où: Capitole de Québec
  • Billets: 44,50 $ à 47,50 $
  • Tél.: 1 800 261-9903

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