Patch Adams toujours aussi critique envers le monde médical

Patch Adams s'est montré une fois de plus... (Photo fournie par le festival ComediHa!)

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Patch Adams s'est montré une fois de plus critique envers le monde médical dans une entrevue vendredi avec les médias de Québec, en prévision des conférences qu'il donnera au festival ComediHa! de Québec.

Photo fournie par le festival ComediHa!

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le médecin Hunter «Patch» Adams, immortalisé dans le célèbre film mettant en vedette Robin Williams, est toujours aussi iconoclaste et aussi critique envers le monde médical. Il l'a démontré dans une entrevue avec les médias de Québec en prévision des conférences qu'il donnera au festival ComediHa! de Québec.

«Je n'ai pas trouvé un seul hôpital heureux dans le monde. Pour guérir, ça prend de l'amour, du jeu et des soins bien dirigés. C'est aussi important que la nourriture», a déclaré le coloré médecin de 71 ans en entrevue par l'intermédiaire du logiciel de communication Skype, à partir de son domicile de Chicago.

«Chez nous, aux États-Unis, la médecine est encore l'entreprise la plus cupide. Le coût élevé des soins médicaux est la principale raison pour laquelle les gens perdent leurs maisons et c'est aussi la cause de 60 % des faillites. Les gens gardent des emplois qu'ils détestent pour ne pas perdre leur assurance médicale. Nos hôpitaux, quand ils ont besoin de huit infirmières, ils n'en embauchent que trois», poursuit celui qui jure n'avoir jamais reçu aucune lettre d'un professionnel de la santé qui était satisfait du contexte dans lequel il pratiquait.

«Tout ce qu'ils veulent, c'est d'avoir plus de temps avec leurs patients», précise celui qui travaille depuis 46 ans à un projet d'hôpital gratuit où sont tenus en compte tous les aspects du bien-être du patient et du personnel.

Le médecin moustachu à la longue queue de cheval bleue et blanche et à la boucle d'oreille en forme de fourchette en a aussi beaucoup contre le système capitaliste où «on donne plus d'argent aux joueurs de football qu'aux hôpitaux et aux professeurs». «Les joueurs de football ne sont rien! Ils frappent et bottent des ballons, c'est tout! Vous pouvez me citer là-dessus!» insiste-t-il.

La paix avec le film

Par ailleurs, 18 ans après la sortie du film où Robin Williams se glissait dans sa peau, Patch Adams a d'une certaine façon fait la paix avec l'oeuvre envers laquelle il avait eu au départ des commentaires acerbes.

«Je n'ai jamais rien eu contre Robin, qui était une personne fantastique. Il ne s'est jamais vu comme étant dans une position de pouvoir, ce qui est très rare dans ce domaine. Cependant, un film qui a mon nom pour titre et qui ne mentionne pas la paix et la justice n'a rien à voir avec moi», explique d'abord celui qui a donné des conférences dans plusieurs dizaines de pays du monde.

«Par contre, je reçois encore des dizaines de milliers de lettres de gens qui ont vu le film et qui me disent que ça leur a fait du bien. Des médecins qui l'ont vu et qui m'ont dit, par exemple, que ça les avait incités à aller pratiquer en milieu défavorisé en Afrique», enchaîne-t-il.

«Contrairement à un film comme La vie est belle de Roberto Benigni, qui est une oeuvre d'art, ce film est de la poudre aux yeux d'Hollywood et n'a pas d'intérêt humanitaire, mais bien un intérêt commercial. Par contre, je suis obligé d'avouer qu'il a influencé plusieurs personnes à mener une vie plus saine et positive», conclut-il.

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