Les Violons du Roy et Trifolia: étirer les saisons

La deuxième portion du concert était consacrée à... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La deuxième portion du concert était consacrée à l'oeuvre toute neuve Sources, de Marianne Trudel, qui prenait place au piano pour jouer avec ses complices du trio Trifolia et les Violons du Roy.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) CRITIQUE / Les Violons du Roy ont clos leur saison par un concert hybride, Les saisons et l'eau vive, alliant Les quatre saisons de Vivaldi et deux oeuvres de compositeurs actuels. D'intéressantes tribulations, pour lesquelles l'esprit devait demeurer ouvert et en éveil.

Le chef associé Mathieu Lussier a dirigé tout le concert dans l'élégance et dans la joie, attentif aux moindres détails exigés par les partitions.

En ouverture, Ballade, op. 30 du compositeur Denis Gougeon nous a entraîné dans une trépignante poursuite qu'on pouvait aisément imaginer se dérouler sur les toits de Gotham City ou au large de quelque île paradisiaque où James Bond se serait échoué avec une espionne russe. Par moment, il y a dans cette pièce qui rappelle les films noirs ou les films de romance et d'aventures. Des impressions de déjà-vu (ou plutôt de déjà-entendu) réactivent des souvenirs cinématographiques et rendent l'écoute riche et plurielle.

Les quatre saisons de Vivaldi servaient d'ancrage et de terrain connu pour ceux qui ont l'oreille moins portée sur les oeuvres contemporaines. L'ensemble a joué les quatre concertos debout, de manière énergique et précise, en prenant soin d'être fidèle aux images dictées dans les poèmes champêtres qui accompagnent la partition. Alexander Read, second violon solo de l'Orchestre symphonique de Mont-réal, s'en est fort bien tiré comme soliste. Il a dû réajuster son violon à quelques reprises - un mal nécessaire pour maintenir le niveau de perfection souhaité pour une telle oeuvre - et s'est montré particulièrement doué dans les enchaînements rapides de notes aiguës qui ponctuent l'oeuvre. 

Pendant les envolées de groupe, on sentait toute la richesse de la composition, la finesse de l'exécution et l'enthousiasme contagieux de ce récit imagé, rempli de vents et d'animaux. Le premier mouvement de l'hiver (Allegro non molto) était particulièrement galvanisant. Pendant l'Allegro, les cordes pincées donnaient l'impression d'entendre de grosses gouttes de pluie ou les sabots d'un cheval s'écraser sur la neige.

Nouvelle oeuvre 

La deuxième portion du concert était consacrée à l'oeuvre toute neuve Sources, de Marianne Trudel, qui prenait place au piano pour jouer avec ses complices du trio Trifolia et les Violons du Roy. «C'est une suite en sept mouvements que j'ai voulu libre de toutes mes influences», a-t-elle mentionné avant de jouer. On prenait toutefois plaisir à se laisser emporter par des effusions jazz et par tout l'arsenal de percussions venues du monde entier. Les cordes étaient parfois en dormance, surtout lors des premiers mouvements, mais ont ensuite contribué à délaisser les assemblages de sonorités minimalistes pour laisser la musique se déployer dans des passages plus articulés et plein de souffle.

Le concert était présenté jeudi soir à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.

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