Patrick Bruel symphonique: déclaration d'amour

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Patrick Bruel était accompagné de quelque 60 musiciens de la région de Québec, sous la direction de Simon Leclerc.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) CRITIQUE / Patrick Bruel a livré une véritable déclaration d'amour au public de Québec samedi soir, et les spectateurs présents dans la salle du Palais Montcalm lui ont chaleureusement rendu la pareille, multipliant les ovations et entonnant avec lui ses plus grands succès.

Après trois soirs à la Maison symphonique de Montréal, Bruel était de passage dans la capitale pour un soir seulement - le spectacle affichait complet.

L'histoire d'amour que le chanteur entretient avec le Québec s'est poursuivie de plus belle dans une véritable communion avec le public, à qui il a dédié Ma plus belle histoire d'amour de Barbara. Bruel a d'ailleurs confié qu'un des points culminants de sa carrière aura été le spectacle livré sur les plaines d'Abraham l'été dernier : «80 000 personnes sous une pluie battante, c'est juste dingue!»

Samedi, le chanteur était accompagné de quelque 60 musiciens de la région de Québec, sous la direction de Simon Leclerc, pour interpréter en version symphonique ses classiques Place des grands hommes, Casser la voix, Qui a le droit ou encore J'te mentirais, mais aussi des reprises d'autres grands de la chanson française : Reggiani (L'Italien, en ouverture, interprétée en partie a cappella), Aznavour, Brel et, bien sûr, Barbara.

Le chanteur, qui a fait paraître en novembre un album de chansons de cette grande dame, a d'ailleurs promis de revenir à l'automne présenter le spectacle qu'il lui dédie.

En première partie, Bruel a évoqué l'année «dramatique» qu'a connue la France, avant d'interpréter Adieu - «une chanson que j'ai écrite il y a plus de 10 ans après les attentats de Madrid, mais qui est toujours malheureusement d'actualité».

Il a enchaîné avec Pourquoi, chanson qui se retrouvera sur son prochain album et qu'il a interprétée pour la toute première fois à l'Opéra Garnier de Paris, le 12 janvier, au lendemain d'une grande marche commémorant les attentats de Charlie Hebdo. On a eu droit à un magnifique solo de violon, et à un Bruel fort ému.

L'artiste s'est vite ressaisi pour livrer une énergique Café des délices, ponctuée d'airs orientaux en référence à la Tunisie - pas de danse inclus.

Surprenant ténor

Bruel a surpris son public en sortant de son sac un air d'opéra des plus connu, Nessun dorma (Turandot, de Puccini), où il a sorti sa plus grande voix de ténor - pas parfaite, on en convient, mais l'effort aura conquis tout le monde dans la salle, qui s'est levée d'un bond.

Le chanteur a aussi fait un clin d'oeil à la chanson québécoise avec un classique de Beau dommage, La complainte du phoque en Alaska, pour lequel le public est venu à sa rescousse en raison d'un petit blanc de mémoire.

L'impressionnante brochette de musiciens sur scène a sans contredit été un atout majeur, tant dans les moments plus intenses, où les cuivres et percussions se faisaient plus présents, que dans ceux tout en douceur, comme sur l'Aigle noir (bel apport des cordes).

Patrick Bruel a confié qu'il a «tout de suite adoré le Québec» la première fois qu'il y a mis les pieds, il y a 30 ans, et qu'il y ressent chaque fois «une énergie particulière, qui donne des ailes». Eh bien! On peut dire sans se tromper qu'il a su lui aussi donner des ailes à son public.

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