La boîte à souvenirs de Jean-Pierre Ferland

«Si vous saviez comme c'est bon de vous... (Le Soleil, Erick Labbé)

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«Si vous saviez comme c'est bon de vous retrouver», a confié Jean-Pierre Ferland en mettant les pieds sur la scène du Capitole, jeudi.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / À bien des égards, Jean-Pierre Ferland ouvre des boîtes à souvenirs avec le spectacle qu'il présente ces jours-ci au Capitole. La sienne, dans la foule d'anecdotes qu'il y livre. Et celles de ses fans, qui se font servir une bonne brochette de chansons à succès.

Quelques mois après avoir partagé les planches avec l'Orchestre symphonique de Québec, Jean-Pierre Ferland était de retour jeudi dans la capitale. «Si vous saviez comme c'est bon de vous retrouver», a-t-il avoué en mettant les pieds sur scène. Il a d'entrée de jeu abordé pour une énième fois le sujet de sa sortie de retraite en remerciant la dame de l'épicerie qui lui a demandé s'il était toujours «à sa pension». «Non!» a-t-il lancé, avant d'accoler à «retraite» l'étiquette du mot le plus laid de la langue française. «C'était tellement plate, je commençais à user mes vêtements par en dedans», a plaidé le chanteur avant d'entonner Le show-business

À le voir aller, on comprend que la scène ait pu lui manquer. Jean-Pierre Ferland semble apprécier chaque moment qu'il y passe : il agrippe son pied de micro avec passion, laisse monter l'intensité les yeux fermés, savoure les talents de ses nouveaux musiciens et les voix de ses choristes (sa conjointe Julie-Anne Saumur et la chanteuse de Québec Mélissa Bédard) et prend plaisir à s'entretenir avec ses fans. 

Toujours aussi cabotin, Jean-Pierre Ferland a ponctué son récital d'anecdotes en lien avec ses chansons. Il a raconté avoir écrit Le petit roi à Paris, le soir où il a fumé son premier (puis son deuxième!) joint. Il a dit avoir trouvé la source de Si je savais parler aux femmes dans sa crainte de ne jamais trouver à se marier. Il a évoqué son attrait pour les motos et a confessé avoir menti lorsqu'il a écrit le vers «À 100 milles à l'heure sur la route 11» puisque son bolide à lui n'allait pas plus vite que 70 milles à l'heure. 

Puis, il est revenu sur son «plus beau souvenir», qui remonte aux Fêtes du 400e anniversaire de Québec, alors que Céline Dion et Ginette Reno avaient entonné sa chanson Un peu plus haut, un peu plus loin. Ce grand classique a bien sûr été interprété, hier, mettant en vitrine la puissance vocale de Mmes Saumur et Bédard. Et Ferland n'a pas manqué non plus de faire résonner une nouvelle fois l'hymne Une chance qu'on s'a, chanson écrite «dans l'intimité» et dont le succès l'a étonné. «Même les Hells Angels ont aimé ça!» a-t-il observé en gardant son sérieux. 

L'amour, toujours

Comme on pouvait s'y attendre, les chansons d'amour ont monopolisé une grande partie du programme jeudi. Mais Ferland n'a pas manqué de varier les plaisirs : une Sing Sing intense, une Envoye à maison énergique et une endiablée Swignez votre compagnie lors de laquelle il s'est permis de revendiquer à la blague la paternité du rap. Rien de moins!

Jouant souvent la carte de l'autodérision, Ferland ne se gêne pas pour faire quelques allusions à son âge (il aura 82 ans le mois prochain). Fallait voir Mélissa Bédard lui apporter une marchette pour l'aider à quitter les planches avant l'entracte... Plutôt rigolo, mais nullement nécessaire... Le chanteur tient encore très bien sur ses deux jambes!

Jean-Pierre Ferland offrira deux autres représentations au Capitole, vendredi et samedi.

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