René Simard, la vie en comédie musicale

Claquettes, pas chassés, jazz hands... René Simard a livré... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Claquettes, pas chassés, jazz hands... René Simard a livré chacune des chansons comme s'il était sur une scène de Broadway avec toute une horde de danseurs et de choristes derrière lui.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Si la vie de René Simard inspirait une comédie musicale, celle-ci ressemblerait probablement à son spectacle Nouveau rêve, qui s'arrêtait lundi soir à la salle Albert-Rousseau. Jouant d'autodérision à propos de son âge, de ses anciens looks pas toujours glorieux et de son inextinguible joie de vivre, le chanteur de 55 ans conviait ses fans à un voyage dans le temps aussi musical qu'humoristique.

Claquettes, pas chassés, jazz hands... René Simard a livré chacune des chansons comme s'il était sur une scène de Broadway avec toute une horde de danseurs et de choristes derrière lui. Il n'était toutefois entouré que de quatre musiciens - Éléonore Pitre (guitare), Fabienne Gilbert (basse), Alexis Martin (batterie) et Marc Provencal (clavier) - et son enthousiasme indéfectible suffisait pleinement à habiter la scène.

Il a dansé et rigolé avec ses musiciens et s'est arrêté à quelques reprises pour répondre au public qui le hélait. Sa fille Rosalie, charmante avec sa robe à plis français, ses souliers scintillants et l'enthousiasme hérité de son paternel, est venue le rejoindre pour une danse pendant Smile, le thème du film Les temps modernes, de Charlie Chaplin. Sa conjointe Marie-Josée Taillefer, dans la salle, agissait comme un acolyte silencieux pour les blagues et les anecdotes dont le chanteur a garni le spectacle.

Les textes travaillés, comiques et chargés de souvenirs, contribuaient grandement à faire passer les chansons un peu datées et les pièces de l'album éponyme que René Simard a lancé l'an dernier. Outre l'entraînante Take Me Home, celles-ci semblaient plutôt monochromes à travers le déferlement de mélodies archiconnues et d'extraits de comédies musicales. Le chanteur a tenu à reprendre le segment consacré au Fantôme de l'opéra interrompu lorsque sa voix s'est soudainement étranglée. Un incident qu'il a assumé avec philosophie et dont il s'est même amusé plus tard dans le spectacle. Il faut dire que la pièce mettait drôlement plus sa voix en valeur que certaines ballades mélo-romantiques.

Autodérision

René Simard a bien servi ses admirateurs de longue date venus entendre L'oiseau (dont le thème ouvrait le spectacle en un clin d'oeil totalement assumé), Comment ça va et La vie chante, qui ont suscité une marée de bras en l'air avant l'entracte. Il a aussi montré qu'il savait se moquer de lui-même et déjouer les clichés lors de ses différentes interventions, au point de varloper une parodie de lui-même baptisée le «Simard à stépettes» et de commenter avec humour un diaporama des looks éclectiques qui ont marqué sa carrière musicale. Il a profité de «split de confettis» pour montrer qu'il savait encore faire le grand écart.

René Simard affronte la vie avec un grand sourire étincelant visiblement contagieux et a toujours le sens de la scène, même après 45 ans de métier et 51 albums.

La tournée de Nouveau rêve se poursuit un peu partout au Québec au cours des prochains mois et une supplémentaire a été annoncée le 22 novembre à la salle Albert-Rousseau.

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