Eagles of Death Metal: le rock sans peur

Le coloré leader Jesse Hughes avait sorti son... (Photothèque Le Soleil, Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le coloré leader Jesse Hughes avait sorti son costume des grandes occasions, arborant un look swing rétro, pantalons noirs avec bretelles, chemise blanche à carreaux rouges et chaussures noir et blanc.

Photothèque Le Soleil, Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Trois ans après leur passage sur les plaines d'Abraham, les Eagles of Death Metal étaient de retour à Québec, dimanche. S'il était difficile de ne pas avoir, en arrière-pensée, le tragique spectacle de la formation à Paris, les rockeurs ont rapidement démontré que la peur du terrorisme n'avait aucune prise sur leur musique.

Fallait s'y attendre : la sécurité avait été resserrée à l'Impérial. Depuis les événements du 13 novembre dernier, qui ont fait 90 morts au Bataclan, les Eagles of Death Metal (EoDM) ont un oeil aiguisé sur qui se pointe à leurs concerts : tous devaient passer au détecteur de métal.

L'entrée s'est donc faite de manière plus laborieuse qu'à l'habitude et plusieurs fans étaient encore dehors quand Yardlets a ouvert la soirée. En revanche, le parterre et une portion du balcon étaient entièrement au rendez-vous pour les EoDM.

Le coloré leader Jesse Hughes avait sorti son costume des grandes occasions, arborant un look swing rétro, pantalons noirs avec bretelles, chemise blanche à carreaux rouges et chaussures noir et blanc. La raison? La tournée avec Death From Above 1979 arrivait à terme.

«C'est notre 99e spectacle, ce soir. On ne savait pas si on se rendrait au 50e, mais nous voici», a lancé le moustachu. Ce serait la seule allusion à ce que le groupe avait vécu outre-mer. Les gars sont entrés sur I Only Want You, où, déjà, on sentait la foule complice. Tout sourire, Hughes a cumulé les interventions rigolotes, les danses incongrues ou les solos de guitares. Le quintette a livré l'accrocheuse Complexity, a défendu sa reprise de Save a Prayer, de Duran Duran, mais c'est véritablement avec I Want You So Hard (Boy's Bad News) qu'il a fait lever le plafond de l'Impérial. Quelle interprétation survoltée! Pour finir, Hughes s'est permis un duel de guitare avec son comparse Dave Catching. Les gars ont même investi les corbeilles, situées de chaque côté de la scène. Une finale à l'image de la performance : terriblement sympathique!

Death From Above 1979

Mais la soirée était loin d'être terminée : restait le duo canadien Death From Above 1979. Sebastien Grainger (chant, batterie) et Jesse Keeler (basse, claviers) affichaient la grande forme. Ils sont débarqués avec un show rodé au quart de tour. Chaque pièce apportait une nouvelle dose d'énergie et de décibels. On aura eu une excellente Trainwreck 1979, une Romantic Rights endiablée, avec la basse délicieusement incisive de Keeler ou encore une redoutable The Physical World, en fin de programme.

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