La bohème: heureuses retrouvailles

Antoine Bélanger interprétera Rodolfo pour une 4e fois,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Antoine Bélanger interprétera Rodolfo pour une 4e fois, et Marianne Fiset se glissera dans la peau de Mimi pour une 10e fois dans l'opéra La bohème, dont la version présentée au Grand Théâtre est mise en scène par Jacques Leblanc (à droite).

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Marianne Fiset et Antoine Bélanger replongent avec un plaisir visible dans les partitions et les émotions de La bohème. L'opéra de Puccini est une grande oeuvre dont ils ne se lassent pas de chanter les airs et de redécouvrir les nuances.

Nous nous trouvons sous les toits de Paris, dans l'appartement de quatre artistes sans le sou: Rodolfo, le poète, Marcello, le peintre, Schaunard, le musicien, et Colline, le philosophe, tous aussi transis qu'affamés. Il y a aussi une couturière, Mimi, et une chanteuse de cabaret, Musette, qui seront jouées par Marianne Fiset et Hélène Guilmette, qui mènent toutes deux de très belles carrières internationales.

Une 10e fois Mimi

Ce sera la 10e fois que Marianne Fiset interprétera Mimi. «C'est le rôle que j'ai fait le plus souvent, et chaque fois je découvre de nouvelles facettes. Avec Jacques [Leblanc, le metteur en scène], on a trouvé des éléments dans l'acte 3 que je n'avais jamais explorés», indique la soprano.

L'écriture vocale régulière de Mimi lui sied bien, «alors qu'il y a d'autres rôles qui me terrifient», note-t-elle. Elle donne en exemple le rôle-titre de Manon, de Massenet, qui a presque une double personnalité; la première plus colorature, et la seconde plus lyrique.

Elle l'a interprété à l'Opéra de Montréal en 2013, alors que Fabien Gabel y faisait ses débuts. Elle retrouvera le chef à l'Orchestre symphonique de Québec les 25 et 26 mai, quelques jours à peine après La bohème, pour la 9e Symphonie de Beethoven. «On se connaît bien. Je trouve que c'est un grand chef et que Québec a de la chance», note la soprano, qui aura alors une «trop rare» occasion de chanter aux côtés de son mari, le baryton-basse Josef Wagner.

Valorisant Rodolfo

Antoine Bélanger, qui s'inscrit dans une lignée de musiciens qui ont fait leur marque à Québec, interprétera Rodolfo pour une quatrième fois, «dont trois avec Marianne!» précise-t-il. «Musicalement, on se connaît. Ténor et soprano, c'est pas mal toujours des rôles d'amoureux et avant chaque production, j'ai toujours une petite appréhension lorsque je ne connais pas ma partenaire», souligne l'énergique jeune homme. Son premier Rodolfo a roulé sur les routes de France avec l'Opéra Éclaté, lors d'une tournée formatrice, avec une scénographie légère et une double équipe d'interprètes.

«Il faut doser le personnage. Rodolfo est toujours sur scène, sauf à un petit moment dans le troisième acte. Sa tessiture est large, c'est exigeant émotionnellement, mais à la fin de tout, c'est très valorisant», indique le ténor.

Avec ces deux interprètes d'expérience et déjà complices sous la main, le metteur en scène Jacques Leblanc a l'impression de faire de la dentelle: «Ils sont libres, en confiance. On fait de la nuance, du raffinement sur une musique magnifique», note-t-il. «Les émotions dans La bohème sont très connectées à la réalité, foncièrement humaines. Il n'y a pas une seule personne dans la salle qui peut dire qu'elle ne comprend pas ce qui se passe», renchérit Marianne Fiset.

Un décor esquissé

Les deux amants et leurs acolytes évolueront dans un décor qui évoquera un dessin d'époque. «Tout le décor est en toile brute. Les murs, les maisons, les toits, les cheminées sont faits en tuyaux de métal qui nous rappellent les coups de crayon. Ça fait quelque chose qui semble très fragile, très aérien, un peu comme leurs vies», explique Jacques Leblanc.

Celui-ci a choisi de situer l'action non pas en 1830, comme indiqué dans le livret, mais quelques décennies plus tard, à la fin du XIXe siècle, afin de pouvoir habiller les personnages féminins - non seulement les rôles principaux, mais également toutes les choristes du Choeur de l'Opéra de Québec - de costumes moins encombrants et austère que l'auraient exigé la rectitude historique.

On pourra entendre les deux chanteurs dans la région de Québec cet été. Marianne Fiset chantera à l'église de Saint-Augustin-de-Desmaures, d'où elle est originaire, pour les célébrations du 325e anniversaire de la ville, à la fin de l'été. Antoine Bélanger, quant à lui, sera au côté de Marc Hervieux, Luc Robert et Keven Geddes dans le spectacle Les quatre ténors présenté au Festival d'opéra de Québec le 24 juillet, dans la cour du Vieux-Séminaire.

***

Vous voulez y aller?

Quoi: La bohème

Qui: l'Opéra de Québec

Quand: 14 mai à 19h, ainsi que les 17, 19 et 21 mai à 20h

Où: salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec

Billets: de 51 $ à 145 $

Info: 1 877 643-8131 et www.operaquebec.com

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