Le formidable marathon de Pearl Jam

  • La troupe d'Eddie Vedder était de passage à l'amphithéâtre de Québec jeudi. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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  • Le centre Vidéotron était rempli à craquer. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Le centre Vidéotron était rempli à craquer.

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  • L'arrivée des membres de Pearl Jam à l'aéroport Jean-Lesage (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    L'arrivée des membres de Pearl Jam à l'aéroport Jean-Lesage

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(Québec) CRITIQUE / Pearl Jam n'a que faire des artifices et des gadgets visuels. Pour ficeler un concert mémorable, les Américains préfèrent carburer à l'authenticité, à l'imprévisibilité et à la générosité. Et comme on a pu le juger, jeudi, dans un Centre Vidéotron plein à craquer, ça fonctionne terriblement bien.

Pas d'introduction pompeuse ni d'effets élaborés pour orchestrer l'entrée en scène des gars de Seattle. C'est les lumières toutes allumées qu'Eddie Vedder (voix), Mike McCready (guitares), Jeff Ament (basse), Matt Cameron (batterie), Stone Gossard (guitares) et le complice de tournée Boom Gaspar (claviers) ont pris place. Les rockeurs ont mis la machine en marche avec Of the Girl, puis ont enchaîné en mode plus nuancé avec Elderly Woman Behind the Counter in a Small Town. Ça commençait bien, les musiciens affichant leur proverbiale cohésion, sans que ce soit pour autant un départ sur des chapeaux de roues.

Il faut connaître les gars: ce ne sont pas des sprinteurs, ce sont des marathoniens. Avec eux, la route parcourue est aussi importante que le fil d'arrivée. Ils nous réservaient plus de 30 chansons, des hits comme des titres plus obscurs ou des reprises; des ballades comme des pièces mordantes... Et puisque avec ces pionniers du grunge chaque spectacle est unique, le matériel offert se distinguait des autres concerts de la tournée, sans jamais en souffrir dans la livraison.

«Après 11 ans d'absence, c'est un plaisir d'être de retour», a lancé dans la langue de Molière, Eddie Vedder, un papier à la main, pour l'aider.

«C'est peut-être la dernière fois que je parle français ce soir, car mon français, c'est de la merde!» a-t-il ajouté à la blague, devant une foule bruyante, estimée à plus de 17 500 personnes.

La bande s'est ensuite lancée dans une mouture survoltée de Even Flow, durant laquelle Vedder a lancé son micro dans la foule, pour que les fans en chantent un bout. Soudainement, après six titres, Pearl Jam venait d'atteindre son rythme de croisière et n'allait plus le perdre. Mike McCready nous a gratifiés de nombreux solos inspirés, sortant les six-cordes appropriées et appuyant sur sa pédale de wah wah, tandis qu'à côté de lui, Jeff Ament était hyperactif le long du manche de sa basse, entre deux sauts en l'air.

Les gars ont pris soin de visiter les divers chapitres de leur longue histoire, sortant une Corduroy fort appréciée autant qu'une décapante Mind Your Manners ou encore une version sentie de Nothing As It Seems, après que Vedder eut pris la parole le temps d'une pensée aux victimes des incendies en Alberta.

C'est techniquement sur Better Man que le concert s'est achevé, avec la foule qui chantait en choeur, mais à vrai dire, on n'était qu'à mi-chemin de ce marathon rock de 3 heures. Pearl Jam avait deux rappels en poche et s'il y avait des détours obligés, jamais la troupe n'était sur le pilote automatique.

Vedder est revenu d'abord seul à la six-cordes, puis épaulé par ses complices pour poursuivre en mode acoustique. Le ton avait changé, et on se permettait d'explorer autre chose, dont l'excellente, mais méconnue Wash. Un jeune fan a aussi eu droit à l'expérience de sa vie, en allant pincer la guitare sur Sad. Les gars se sont ensuite plongés dans un redoutable jam sur Porch, où les éclairages venaient mettre du piquant.

Pour le deuxième rappel, Vedder est apparu avec un jersey des Capitales de Québec. Le numéro? 25, bien sûr, question de souligner les 25 ans du groupe. Là encore une autre demi-douzaine de titres dont, bien sûr, Jeremy, entonnée haut et fort et une reprise de Baba O'Riley des Who, toutes lumières ouvertes.

Une soirée mémorable en tous points, qui a dessiné des sourires sur tous les visages. Décidément, Pearl Jam sait comment vieillir sans prendre une ride.

Dès le milieu de l'après-midi, la tente de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Dès le milieu de l'après-midi, la tente de produits dérivés était érigée à l'extérieur du Centre Vidéotron. Ils étaient au moins une centaine de personnes à espérer mettre la main sur un précieux souvenir.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Attendre entre amis

Attendre un concert pendant des heures peut être terriblement ennuyant, mais les fans de Pearl Jam qui patientaient à l'extérieur du Centre Vidéotron, jeudi, affichaient tous le sourire. Et pour cause : leur groupe a le don de penser à leur confort.

Aller à un spectacle rock s'accompagne, pour les mordus, d'un détour par la tente des produits dérivés, ce qui a lieu généralement quelques minutes avant le début de la représentation. Pas avec la bande de Seattle : dès le milieu de l'après-midi, la tente était érigée à l'extérieur. Ils étaient au moins une centaine à espérer mettre la main sur un précieux souvenir.

«C'est la façon de faire de Pearl Jam», observe Lani Smith, venue du New Hampshire. «Ça nous donne la chance de nous procurer des objets, comme des affiches, qui seraient encombrants au spectacle, alors que là, on peut les rapporter à la chambre d'hôtel. Et puis il y a bien des articles qui s'envolent rapidement, donc on peut mettre la main dessus.»

Si la file était longue, ce n'était rien comparativement à Chicago, se remémore Brad Lang, qui est descendu de Vancouver. «Il y avait de cinq à six heures d'attente!»

Les attentions du groupe appréciées

Lang fait remarquer que l'attente est agréable, car il est en bonne compagnie. À ses yeux, les fans de Pearl Jam partagent sensiblement les mêmes valeurs, ce qui leur permet d'entrer rapidement en contact. Il apprécie aussi les attentions du groupe. Durant cette tournée, par exemple, la troupe d'Eddie Vedder offre gratuitement des bouchons à l'entrée, pour les oreilles plus sensibles.

Ce confort, on le retrouvait aussi dans la file d'attente des membres du fan-club en admission générale, où certains patientaient, certains depuis la veille, pour être bien placés au parterre. Ces derniers n'ont pas eu à se déplacer et à risquer de perdre leur place : on est venu leur porter leur laissez-passer. On les a aussi fait entrer une quinzaine de minutes avant ceux qui ne font pas partie du fan-club, pour qu'ils soient bien placés.

L'équipe du Centre Vidéotron y a mis du sien en servant des cafés et en installant une toilette chimique.

Ensemble autour d'une bonne cause

Il n'y a pas qu'au Centre Vidéotron que les fans de Pearl Jam s'étaient donné rendez-vous, jeudi. Plusieurs d'entre eux étaient au Pub Galway, entre 15h et 18h, afin de prendre une bière autour d'une bonne cause.

L'étage supérieur du Galway était bien rempli lorsque Le Soleil est passé. Certains prenaient leur repas, d'autres remplissaient leur verre, tandis qu'un duo interprétait, bien sûr, des titres de Pearl Jam. Un encan silencieux, autour d'objets du groupe de Seattle, ainsi qu'une tombola avaient également cours.

Encan et tombola

«Dans chaque ville où se produit le groupe, il y a ces rassemblements durant lesquels il y a l'encan et la tombola», précise Rebecca Goalder, une fan venue de Colombie-Britannique. «Les objets sont donnés par des fans ou par des membres du groupe...»

La Wishlist Foundation de Pearl Jam remet les profits amassés à des organismes différents, selon les villes où le groupe s'arrête. À Québec, c'est l'Association canadienne pour la santé mentale qui bénéficiait de la générosité des fans et des musiciens.

À travers ces différents rassemblements, les amateurs de partout autour du globe tissent des liens forts. Rebecca Goalder raconte avoir développé des amitiés avec une douzaine de mordus comme elle, qui viennent autant des États-Unis que de l'Australie ou de l'Amérique du Sud. Cette année, elle a pris ses vacances pour une séquence de huit concerts, démarrant à Philadelphie, le 28 avril, pour s'achever à Toronto, le 11 mai. Son spectacle favori? «Le deuxième à Philadelphie, où ils ont joué toutes les chansons de Ten en ordre. J'étais avec une amie dans la section admission générale et c'était vraiment un concert spécial!»

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