Enlevantes fêtes allemandes avec les Violons du Roy

La violoniste Isabelle Faust a ravi les mélomanes... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La violoniste Isabelle Faust a ravi les mélomanes présents au Palais Montcalm jeudi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Avec son long veston rouge à la coupe nippone, son grand sourire contagieux, sa coupe à la Julie Andrews dans La mélodie du bonheur, l'attachante violoniste allemande Isabelle Faust a ravi les mélomanes lors d'un concert rempli d'entrain et de beauté avec Les Violons du Roy.

Ceux-ci retrouvaient Jonathan Cohen, qui a dirigé leur tournée européenne avec Alexandre Tharaud l'an dernier. Le sympathique jeune chef anglais a dirigé assis au clavecin pour un programme sans instruments à vent. Violonistes et altistes ont passé tout le concert debout, ce qui dynamisait la présentation et donnait l'impression, dans les passages les plus vifs, que tout l'orchestre se mettait à danser.

La soirée a démarré en lion avec le Concerto pour violon no 1 en la mineur de Bach et la lumineuse présence de la soliste. Elle aussi, avec ses chaussons, ses mouvements de pointe et de talon et ses nombreux pliés, semblait danser un ballet énergique, conçu intuitivement pour suivre le son majestueux de son Stradivarius de 1704 «La Belle au bois dormant».

L'Ouverture en sol majeur «des Nations anciens [sic] et modernes» de Telemann, présenté ensuite, où alternent des mouvements lents et rapides inspirés des différentes nations faisant du commerce à Hambourg semblait beaucoup moins enlevant. 

Triste absence

La seconde partie du concert nous a toutefois complètement emportés. Entre deux inventifs et florissants concertos pour violon de Bach (celui en sol mineur, reconstruit à partir d'un concerto pour clavecin, puis le no 2 en mi majeur), le Concerto grosso no 5 en ré mineur de Charles Avison s'est révélé magnifique. Après l'obsédante ligne mélodique du Largo, on a pu apprécier les talents d'Alexander Read. Celui qui occupe le poste de second violon solo à l'Orchestre symphonique de Montréal remplaçait le premier violon solo Pascale Giguère. Celle qui attire immanquablement les regards de tous les spectateurs assidus des Violons du Roy sera absente pour tout le reste de la saison et une partie de l'été, a appris Le Soleil.

Une seule note triste dans ce concert autrement fort réjouissant, qui s'est conclu avec la Badinerie de la 2e suite en si mineur de Bach au rappel.

Isabelle Faust et les concertos de Bach était présenté jeudi à 14h (sans le Concerto pour violon en sol mineur de Bach) et à 20h au Palais Montcalm et sera présenté vendredi à 19h30 et samedi à 15h au Musée des beaux-arts de Montréal.

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