Le reggae le poing levé de Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly nous a habitués à des... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Tiken Jah Fakoly nous a habitués à des prestations aussi dansantes qu'engagées, à des rencontres percutantes dans le rythme et dans le discours. Celle de mardi au Palais Montcalm n'a pas fait exception. Fidèle à lui-même, il en a imposé, muni d'une machine musicale bien huilée.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / «Hello and welcome. Let the dancing begin.» Avant même que Tiken Jah Fakoly ne mette les pieds sur la scène du Palais Montcalm, mardi, une voix enregistrée a lancé cette invitation bien inutile. Québec n'en était pas à sa première rencontre avec la vedette ivoirienne. Et le public est arrivé bien préparé à cette soirée de reggae le poing levé.

Tiken Jah Fakoly nous a habitués à des prestations aussi dansantes qu'engagées, à des rencontres percutantes dans le rythme et dans le discours. Celle de mardi n'a pas fait exception. Fidèle à lui-même, il en a imposé, muni d'une machine musicale bien huilée. 

Dès les premières notes du Descendant, il arpentait déjà la scène de long en large pour aller chercher les spectateurs des premiers rangs qui n'avaient pas encore quitté leur siège. Les derniers récalcitrants se sont laissés gagner au fil du spectacle, qui n'a pas vraiment connu de baisse de régime, les titres moins rythmés compensant largement en émotion. À ce chapitre, difficile de battre ce moment de communion partagé pendant une livraison à la fois douce et percussive de Plus rien ne m'étonne, reprise avec force par le public. 

Il est pratiquement impossible de séparer Tiken Jah Fakoly de la cause africaine, qu'il défend ardemment depuis qu'il a saisi le micro. Ses chansons martèlent le message : l'Afrique doit se lever, personne ne viendra la changer à la place des Africains. Il a souvent invité son public mardi à chanter pour l'Afrique, pour sa «société civile», pour sa jeunesse, pour ses mouvements de résistance. La réponse s'est rarement fait attendre. 

Et quand Tiken Jah Fakoly a fait place à la brochette de reprises immortalisées sur son dernier album, Racines, paru l'automne dernier, c'était pour mieux reprendre le flambeau social. En présentant sa relecture bien sentie de Is It Because I'm Black de Syl Johnson (qui évoque la ségrégation raciale), il a rappelé que des policiers blancs continuent de tirer sur des Noirs aux États-Unis. Si son medley de reprises a fait mouche, c'est toutefois le classique Get Up, Stand Up de Bob Marley - servi en entier, celui-là - qui a fait le plus de bruit. 

Tiken Jah Fakoly a lancé mardi une tournée québécoise express qui doit l'amener d'ici samedi à Saguenay, Sherbrooke, Montréal et Saint-Casimir.

Pomerlo

La première partie de la soirée avait été confiée à une proposition bien de chez nous : le reggae made in Black Lake de Pomerlo, qui a enregistré son dernier album à Paris sous la houlette de Dave Kynner, complice de Tiken Jah Fakoly. Ceci expliquant cela, le voilà invité à réchauffer les planches pour l'expert dans sa tournée québécoise. Bien entouré musicalement, il a livré mardi une prestation un peu tiède, qui a certes gagné en dynamisme vers la fin, mais qui a souffert par anticipation de la comparaison. L'élève a encore bien des croûtes à manger - tant sur le fond que sur la livraison - pour espérer rejoindre un jour le maître...

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