Francis Cabrel ou l'art du travail bien fait

Francis Cabrel est débarqué jeudi au Grand Théâtre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Francis Cabrel est débarqué jeudi au Grand Théâtre avec un généreux programme de deux heures, bien tassées, réunissant 23 chansons.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / La communion qui régnait au Grand Théâtre, jeudi, ne laissait place à aucun doute : les années passent, mais la complicité qui unit Francis Cabrel à son public québécois reste, elle, plus forte que jamais.

«Ça faisait longtemps. Trop longtemps, et c'est ma faute», s'est excusé Cabrel, en début de soirée.

Vrai que les fans s'étaient ennuyés : Cabrel a non seulement rempli la salle Louis-Fréchette jeudi, mais il y retourne vendredi soir et samedi. Et il y reviendra en septembre - les 29 et 30. Rares sont les artistes qui peuvent se targuer de faire pareille résidence...

Faut dire que le chanteur français sait comment entretenir la flamme à renfort de musique et de travail bien fait. Il est débarqué avec un généreux programme de deux heures, bien tassées, réunissant 23 chansons.

L'homme de 62 ans s'est échauffé sur La voix du crooner, l'une des pièces de son récent album, In extremis. Peu à peu, on a pu apprécier l'apport de ses complices, qu'il s'agisse de Freddy Koella (guitare, violon), Denis Benarrosh (batterie), Nicolas Fiszman (basse, contrebasse, guitare) ou Alexandre Leauthaud (claviers, accordéon). Mais pour cette tournée, Cabrel ne voulait pas se limiter à un quintette. Notre homme a en effet recruté un choeur féminin, composé de Muriel Lefebvre, Himiko Paganotti et Amanda Malela Mbuyi. Les femmes ont fait leur entrée sur Mandela, pendant ce temps et l'on a pu constater combien elles venaient apporter de nouvelles couleurs, chaleureuses, à l'univers de Cabrel.

Exécution impeccable

Quand on écrivait, plus haut, que le chanteur aime le travail bien fait, c'est sur tous les plans. L'écriture et la composition, en premier lieu, l'exécution ensuite, qui était impeccable, mais également la structure même de son spectacle. Il a su exactement quand livrer ses gros canons. Mieux, il a varié les plaisirs. Ainsi dans le premier tiers, on a eu une C'est écrit avec des accents latins, voire reggae, suivie d'Encore et encore, simplement appuyée par la contrebasse et le choeur, après quoi L'encre de tes yeux, où les trois femmes se sont jointes au leader, armé de sa seule six-cordes pour une livraison fort sensible.

La soirée s'est ainsi déroulée, parsemée de quelques interventions où Cabrel cabotinait légèrement, et, surtout, d'interprétations où l'on se plaisait à varier les configurations - ce qui faisait que le choeur pouvait partir ou que des titres se faisaient piano-guitare-accordéon, par exemple.

Au nombre des bons coups, African Tour, qui demeure tristement d'actualité, la nuancée Hors saison ou La corrida, qui avait des airs funky. À travers le lot, les incontournables tels Petite Marie ou encore Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai n'ont pas manqué de soulever la foule et de la faire chanter.

Cabrel avait en deux rappels en poche et il s'en est servi. «Je n'allais quand même pas partir sans faire Rosie», a-t-il lancé, avant de conclure avec sa reprise de Desjardins, Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours, qui résume, à elle seule, l'union complice entre le chanteur d'Astaffort et de ses fans.

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