Christophe Coin aux Violons du Roy: ouvrage d'orfèvre

Christophe Coin n'est pas le plus flamboyant des... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Christophe Coin n'est pas le plus flamboyant des chefs et des solistes, mais son air sérieux et sa sobriété sont compensés par une technique sans faille ainsi qu'une exécution inspirée et fluide.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Il y a de ces concerts où l'on ferme les yeux et l'on a l'impression de se laisser porter par un entrelacs de mesures parfaitement assemblées. Le chef et violoncelliste Christophe Coin et les Violons du Roy ont livré un de ces concerts fins et soyeux avec des pièces de Mozart, Pleyel, Boccherini et Haydn portées par un même esprit vif et chantant.

Le chef français, surtout connu comme violoncelliste du Quatuor Mosaïques, mais qui a également dirigé l'Ensemble baroque de Limoges pendant plus de 20 ans, s'est d'abord installé au milieu de l'orchestre de chambre avec son instrument. Il dirigeait de quelques regards et gestes de la main ou de l'archet tout en jouant le Divertimento pour cordes no 2 de Mozart, Christophe Coin. Cette position inhabituelle créait une belle intimité entre les Violons du Roy et leur invité, qui semblaient tout à fait en synergie.

M. Coin n'est pas le plus flamboyant des chefs et des solistes, mais son air sérieux et sa sobriété sont compensés par une technique sans faille ainsi qu'une exécution inspirée et fluide.

Danse à l'unisson

On a pu apprécier sa virtuosité lors de l'exécution du Concerto pour violoncelle no 2 de Pleyel et du Concerto pour violoncelle no 7 de Boccherini. Le premier passe par une pluralité d'émotions, débutant par un vague à l'âme puis se déployant dans une séquence rythmée et dansante, égayée par les piaillements des hautbois et énergisée par le flot joyeux des violons, tous portés par le même mouvement de vagues. Les têtes et les archets dansaient à l'unisson.

Le Concerto de Boccherini laissait souvent les altos, les basses et les violoncelles réguliers au repos, laissant les violons et le violoncelle solo exécuter une danse élégante aux accents tragiques dans l'Adagio.

Le concert s'est clos avec la Symphonie no 52 de Haydn, pour laquelle le chef a troqué l'archet pour la baguette et a pris place face à l'orchestre baroque. Nous avons alors plongé dans une tempête de passion et de tourmente qui culminait par une finale enlevante.

Le concert Christophe Coin, un archet classique était présenté jeudi soir au Palais Montcalm et sera présenté vendredi au Musée des beaux arts de Montréal.

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