Steve Hill, le virtuose à tout faire

Steve Hill est devenu maître pour s'exprimer seul... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Steve Hill est devenu maître pour s'exprimer seul sur les planches et c'est aussi impressionnant à écouter qu'à voir.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Quand on évoque le nom de Steve Hill, c'est d'abord au guitariste que l'on pense, mais plus que jamais, le musicien est devenu un redoutable homme-orchestre. On pouvait en juger hier, au Petit Champlain, alors qu'il présentait le matériel de son récent album, Solo Recordings Volume 3.

Steve Hill, c'est notre Jeff Beck, notre Joe Bonamassa, notre Rory Gallagher. Il aurait poussé quelque part aux États-Unis ou en Angleterre et il y a fort à parier qu'il serait un nom incontournable du blues rock, qui jouirait d'une carrière internationale. Au Québec, la réalité est forcément différente, or il a su trouver dans son aventure d'homme-orchestre une manière de rejoindre efficacement le public. À preuve, il n'a pas rempli un, mais deux Petit Champlain complets (il revient samedi soir).

Avant même qu'un des cinq projecteurs surdimensionnés qui entouraient la scène ne s'anime, Hill faisait résonner sa six-cordes dans la pénombre. Fringué de denim, il s'est approché du micro et de son équipement. Sitôt qu'il a actionné ses diverses pédales, c'est une véritable formation qui s'est fait entendre.

Le musicien est devenu maître pour s'exprimer seul sur les planches et c'est aussi impressionnant à écouter qu'à voir. À ses pieds, une caisse claire, une grosse caisse et un hi-hat qu'il manipule sans négliger le rythme. Au bout du manche de sa guitare, une baguette, avec laquelle il fouette les cymbales, et même un shaker, qu'il agite lorsque nécessaire.

L'artiste a navigué à travers les trois volumes de Solo Recordings - quatre, si on inclut le mini 1 1/2 - donnant bien sûr une préférence au matériel récent. Il est passé avec aisance du blues au rock, sans omettre le country. Il a pris soin, aussi, de sortir les guitares appropriées pour chaque occasion. Son Emily, acoustique et accrocheuse, Nothing New, où il soufflait dans l'harmonica, ou encore Dangerous, dont le clip, relayé par Guitar World, lui a permis d'être partagé un million de fois, ont toutes fait mouche. Même en étant seul aux commandes, Hill savait faire dans les nuances, créer des crescendos sans oublier de démontrer son adresse à la six-cordes, qu'il pince de manière si unique.

Outre son propre matériel, notre homme est allé fouiller dans quelques classiques, ressortant Still a Fool & a Rollin' Stone de Muddy Waters, Rollin'& Tumblin' ou encore, durant le long rappel où le guitar hero en lui s'est pleinement manifesté, Voodoo Child (Slight Return) et Whole Lotta Love. Un excellent concert, où Hill a su maintenir l'attention et susciter l'admiration du début à la fin.

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