La magie sans le décorum

Les tours misaient sur la proximité, mais avaient... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les tours misaient sur la proximité, mais avaient parfois du mal à rallier les autres spectateurs.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Des pièces de monnaie qui apparaissent ou qui se volatilisent, des cartes à jouer qui semblent se déplacer d'elles-mêmes ou qui se raccommodent après avoir été déchirées... Le Festival de magie de Québec s'est ouvert jeudi par un gala de micromagie où les illusionnistes ont multiplié les tours de passe-passe afin de mystifier leur public. Un spectacle qui ne s'est toutefois pas démarqué par son rythme ni par son ambiance.

Sept magiciens ont défilé jeudi sur la scène du Capitole lors du lancement du sixième Festival de magie. Dans leur manche, des tours misant sur la proximité et mettant à profit des spectateurs invités à monter sur scène... Mais qui n'ont pas toujours réussi à rallier le reste de la foule. Quelques artistes ont d'ailleurs souligné le manque d'ardeur des applaudissements ou les réactions un peu molles du public. La barrière de la langue est peut-être à blâmer ici : avec des numéros 100 % en français et d'autres 100 % en anglais, il fallait vraiment être bilingue pour apprécier la totalité du spectacle.

Les magiciens invités nous venaient du Canada, de France, d'Allemagne et des États-Unis. Et leurs faits d'armes ont été maintes fois soulignés par l'animateur de la soirée, Richard Tremblay. L'un a prêté ses talents d'inventeur de tours à David Copperfield (Christian Schenk, qui a livré hier un numéro où des cartes déposées dans des verres à vin se replaçaient en ordre par magie...), un autre a été consultant pour David Blaine (Mathieu Bich, qui a étrangement fait passer une carte de sa bouche à celle d'une spectatrice et vice-versa). L'un est «connu internationalement pour sa dextérité» (Eric Jones, as de la manipulation de pièces de monnaie), un autre a été sacré champion du monde de magie (Shawn Farquhar, qui a présenté de rigolote façon sa version du tour des balles et des gobelets).

Ce n'est donc pas tellement la magie qui a fait défaut, jeudi, mais davantage le décorum du spectacle, qui a eu du mal à trouver son rythme et qui a souffert de quelques maladresses : des micros qui grésillent, des présentations un peu gauches, etc. On comprend qu'il n'est sans doute pas facile de multiplier les répétitions quand la plupart des invités débarquent de l'étranger. Mais il a manqué jeudi le fil conducteur et la couche de vernis qui donnent du panache à ce type d'événements.

De la magie jusqu'à dimanche

Pour une sixième année et pour la première fois au printemps, le Festival de magie se déploiera jusqu'à dimanche dans divers lieux du centre-ville. Illusionnistes de tout acabit convergeront dans la capitale, où une série de spectacles et d'activités destinées au public côtoie la tenue de la Convention canadienne de la magie. Luc Langevin occupe le haut de l'affiche du rendez-vous : il animera samedi au Capitole un gala auquel participera l'Américain Jeff McBride. La même scène accueillera vendredi un gala où se produiront notamment les gagnants du Concours international de magie Michel Cailloux et le spectacle du mentaliste français Vincent Hedan, prévu dimanche. Des prestations seront aussi offertes gratuitement au magasin Benjo rue Saint-Joseph et à la place de l'Université-du-Québec. Détails et programmation complète au www.festivaldemagie.ca.

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