Le départ hâtif d'un artiste prolifique

Prince en 2007, durant le Super Bowl... (AP, Chris O'Meara)

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Prince en 2007, durant le Super Bowl

AP, Chris O'Meara

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(Québec) BLOGUE / Depuis le début de 2016, on ne cesse de dire combien l'année est mortelle, en particulier du côté des artistes. Et ça continue...

On pourrait tenter d'expliquer le phénomène par le fait que la génération qui s'est imposée à partir des années 60 et 70 commence à atteindre le fil d'arrivée, qu'il s'agisse de David Bowie, Glenn Frey, René Angélil ou encore de George Martin.

Or Prince, du haut de ses 57 ans, n'était pas de cette génération, ce qui ajoute à la surprise et au désarroi, quand on a appris cette nouvelle... Il y a exactement un mois, l'artiste était de passage à Montréal pour deux concerts-surprise, dans le cadre de sa tournée Piano & A Microphone. Et l'année dernière, il s'était arrêté au Centre Bell, dans un tout autre contexte. Bien qu'il était sur le point de lancer ses mémoires, c'est donc un musicien encore très actif qui s'envole. Un artiste majeur, faut-il le souligner, qui, s'il a pu parfois être difficile à suivre dans certains de ses choix ou de ses réflexions, n'a jamais été banal, qu'il s'aventure dans la pop, le funk, le rock, la soul, le psychédélisme ou qu'il en fasse une remarquable fusion. Une bête de scène, aussi, qui avait un indéniable magnétisme. Et un redoutable guitariste, on l'oublie trop.

Après la décennie 80, qui l'a propulsé dans la stratosphère, Prince a connu des années 90 moins évidentes. On retient beaucoup son conflit avec l'étiquette Warner, à cette période où il avait décidé de troquer son nom pour ce qu'on avait surnommé le «Love Symbol», puis qu'on l'avait rebaptisé The Artist Formerly Known As Prince ou encore TAFKAP.

Mais derrière ces épisodes qui ont marqué l'imaginaire, l'Américain demeurait un créateur insatiable. Car il a toujours été prolifique, le Prince. Certes, pour se départir de son contrat de disques, il avait cumulé les parutions, mais la qualité demeurait. Et il a continué de publier régulièrement durant ces 15 dernières années, avec deux, parfois trois productions par année.

À l'instar de tous les artistes qui publient de façon soutenue, Prince a parfois créé une certaine confusion chez ses fans, qui n'ont pas toujours eu le temps de digérer l'ensemble de ce qui était proposé. Mais malgré ses innombrables changements d'étiquettes de disques, y compris un retour chez Warner, Prince a toujours su rejoindre son public et même atteindre les sommets des palmarès. Ce, jusqu'à tout récemment, comme en témoignent Musicology, 3121 ou Art Official Age.

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