Y étiez-vous? Calexico à la salle Multi, le 8 octobre 2003

Pas besoin d'être sur les plaines d'Abraham pour assister à un concert... (Photothèque Le Soleil)

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(Québec) Pas besoin d'être sur les plaines d'Abraham pour assister à un concert mémorable. En fait, le plus souvent, les rencontres magiques entre artistes et public ont lieu dans les petites salles. Prenez la première visite en ville de Calexico, par exemple.

En 2003, le groupe de Joey Burns (voix, guitares) et de John Convertino (batterie) était connu d'un nombre restreint d'amateurs chez nous, bien qu'il avait déjà plusieurs parutions à son actif, dont l'excellent The Black Light. Jean Beauchesne, alors au Festival d'été, avait en tête d'amener la formation à l'événement; or il sentait qu'il devait faire du développement, question que le public apprenne à mieux connaître les Américains. Avec la complicité du producteur Michel Brazeau, Beauchesne a donc donné rendez-vous aux spectateurs autant qu'à Calexico à la salle Multi du complexe Méduse. 

Quel concert on a eu! Rétrospectivement, on peut dire qu'on a vu la troupe à l'un de ses sommets créatifs - le magnifique Feast of Wire venait de paraître.

Les deux leaders se sont pointés avec leurs complices, dont leur excellente section de cuivre (Jacob Valenzuela, Martin Wenk). Derrière eux, des projections de films d'époque, invariablement de bon ton avec leur heureux mélange d'indie rock, de tex-mex et de country alternatif, qui évoquaient les grands espaces.

Il y avait une formidable proximité avec les musiciens. On pouvait donc autant entendre leur jeu que l'observer de près. Burns, avec ses airs adolescents, y allait d'envolées vocales d'une aisance désarmante, pour ensuite sortir de merveilleux sons de sa six cordes. Convertino troquait lorsque nécessaire les balais pour les baguettes, tandis que la section de cuivre n'hésitait pas à franchir la frontière sud-américaine pour emprunter aux lignes des mariachis. Aucune note ou sonorité ne semblait laissée au hasard, sans que l'ensemble ne soit figé pour autant. La contrebasse de Volker Zanderet et la pedal steel de Paul Niehaus venaient par ailleurs enrichir la proposition. La collègue Kathleen Lavoie, de service ce soir-là, parlait d'une «chevauchée fantastique en musique». Les mots étaient bien choisis.

Y étiez-vous?

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