Dream Theater joue la carte de l'audace

Le chanteur James LaBrie, qui doit camper la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le chanteur James LaBrie, qui doit camper la dizaine de personnages de l'album The Astonishing, a mis du temps à trouver sa zone de confort dans la première moitié du spectacle.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Dream Theater s'est arrêté au Capitole, jeudi, pour présenter son opéra rock The Astonishing. Fidèles à eux-mêmes, les gars ont interprété leur nouveau matériel avec rigueur, mais se sont permis bien peu de libertés.

Nous sommes en 2258, sur le continent américain. Nafaryus est à la tête du Grand Empire du nord des Amériques. La démocratie a disparu, tout comme la musique, désormais générée par des machines. Dans le petit village de Ravenskill, deux frères, Arhys et Gabriel, veulent changer les choses...

C'est à cette quête que les vétérans du prog metal nous ont conviés. Pour camper le décor, Dream Theater a eu recours à une série d'écrans DEL, situés à l'arrière de la scène, accueillant des animations. Des réverbères avec les bannières des clans ennemis étaient aussi disposés, mais on s'est rapidement rendu compte que les moyens étaient limités du côté de la production, hormis le clavier de Jordan Rudess, qui pivotait, en plus de tanguer. Ce sont donc les musiciens qui se sont chargés de raconter The Astonishing.

Les fins techniciens que sont Rudess, John Myung (basse), John Petrucci (guitare) et Mike Mangini (batterie) se sont acquittés de leur boulot avec adresse. On a eu droit à de bons moments avec des titres comme Ravenskill ou The Path That Divides

Dizaine de personnages

Le travail a été moins facile pour le chanteur James LaBrie, qui devait camper près d'une dizaine de personnages, changeant de ton dans la mesure du possible. On ne l'a pas toujours senti dans sa zone de confort dans la première moitié de la soirée, mais il a trouvé son aplomb par la suite. On se demande néanmoins pourquoi il a attendu à la fin du concert pour faire réagir la foule...

Dream Theater a collé de près à la version studio de The Astonishing, n'hésitant pas à jouer avec des bandes préenregistrées afin que les instruments ou les voix supplémentaires puissent être présents. Cela a affecté le rythme du concert et même tenu le groupe en laisse, car c'est véritablement lorsque les musiciens interagissent entre eux qu'ils sont à leur meilleur. L'intro de A Life Left Behind, avec sa riff dynamique à la guitare, puis à la basse ou encore A New Beginning, où John Petrucci a soulevé le public avec son solo inventif, servi à renfort de wah wah et de tapping, l'illustrait bien.

Malgré ces réserves, il ne faisait nul doute que Dream Theater avait remporté son pari : les quelque 1300 fans, qui ont paru parfois sonnés par plus 130 minutes de matériel à digérer, ont salué chaleureusement la performance.

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